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Plateau de Langres - Versant Rhône - Saône - Vingeanne - Badin
Sources et cascades à la ferme de la Dhuis ou Dhuys
Courcelles Val-d’Esnoms (52)
vendredi 16 octobre 2015, par
Les sources et cascades du Badin à la ferme de la Dhuis ou Dhuys. ou haras de la Dhuys
Cette succession de cascades et de tufières est certainement un des plus remarquable combiné de chutes d’eau et de bassins du sud Haut-Marnais, et en même temps, une des moins connues.
On peut poursuivre la promenade sur le bord de la falaise si intérêt géologique, quant aux éboulements.
Dédale d’une centaine de cascades de tuf, toutes différentes et présentées en images, dans l’ordre de la remontée depuis le départ au niveau du haras (ferme de la Dhuis ou Dhuys). Visibles de la route, jusqu’à une source caverneuse
, qui sort au pied d’une belle falaise, dans laquelle on peut voir une faille pour accéder au sommet de la falaise.
Un chêne énorme trône à coté de la source principale.
Ces cascades ne sont en eaux maximales qu’après de grosses pluies ou fontes de neige.
Nous invitons les personnes susceptibles de nous renseigner sur les sources du Badin de bien vouloir nous faire part de leurs informations quant à leurs situation . Aucunes cartes ne faisant état de leurs origine. voir forum pour réponse !
Un fascicule : La Cabane,Secrets,Terroir, présente ces sources comme celles du Badin.
Ci-après 10 photos dans l’ordre de la remontée.
Issues d’un massif karstique [1].
Badin affluent de la Vingeanne affluent de la Saône, puis Rhône.
Bassin méditerranéen.
A propos du circuit des falaises, balisé par des flèches rouges sur le plan d’accès détaillé, il est important, si toutefois vous vous intéressez un temps soit peut à la géologie, de constater les éboulements de la falaise dénommée « Cuesta ». Pour ce faire vous devrez effectuer un retour par la route qui revient à la ferme pour apprécier ces éboulis expliqués de façon suivante.
L’eau s’infiltre dans les fissures dites « Diaclases », l’érosion chimique dissous et agrandit les fractures de la roche et le gel fini l’ouvrage en poussant les parties de falaises affaiblies par la fissuration. En fonction de la pente, ces blocs resteront, soit au pied de l’effondrement, soit un peu plus loin suivant le dénivellement.
Ce phénomène d’éclatement en bordure de falaise dû tout particulièrement au gel des périodes glaciaires est appelé « Gélifraction » L’article 118 de Jean Gallier vous en dira plus LE PLATEAU DE LANGRES, SON RELIEF
Commentaires spéléologiques sur ce site.
Sources et cascades du Badin. Ferme de la Dhuis , par PERNOT Bruno.
L’orifice de la caverne n’offre que quelques mètres de galeries pénétrable.
Une galerie quasi rectiligne, longue d’un km, est praticable via un accès par un gouffre situé sur le rebord du plateau. Vingt mètres de descente dans une diaclase étroite et boueuse surplombent le départ très étroit de la galerie parcourue par la rivière. Le parcours n’offre qu’environ 400 m de conduits permettant de cheminer debout. Les 600 m restants s’effectuent en rampant ou à quatre pattes. La visite de ce réseau souterrain est réservé à des spéléologues endurants et expérimentés vu l’étroitesse des conduits. Un matériel spécifique ( échelle souple ) conditionne la remontée de la diaclase d’accès.
soit une circonférence de 6,3 ml
Chemins de l’eau


















Messages
5 novembre 2015, 10:25, par PERNOT Bruno
L’orifice de la caverne n’offre que quelques mètres de galeries pénétrable.
Une galerie quasi rectiligne, longue d’un km, est praticable via un accès par un gouffre situé sur le rebord du plateau. Vingt mètres de descente dans une diaclase étroite et boueuse surplombent le départ très étroit de la galerie parcourue par la rivière. Le parcours n’offre qu’environ 400 m de conduits permettant de cheminer debout. Les 600 m restants s’effectuent en rampant ou à quatre pattes. La visite de ce réseau souterrain est réservé à des spéléologues endurants et expérimentés vu l’étroitesse des conduits. Un matériel spécifique ( échelle souple ) conditionne la remontée de la diaclase d’accès.
13 novembre 2015, 07:31, par Bertrand Degoy
Merci beaucoup pour ces précisions. Comme vous le dites : ceci est réservé aux spéléologues expérimentés. Les informations données sur ce site ne doivent pas inciter tout un chacun à s’aventurer dans des lieux difficiles sans être sous la direction d’un guide. A qui doit-on s’adresser pour cela ?
1er février 2016, 21:35, par PERNOT
La réponse n’est pas simple, il n’existe pas de "guide" au sens ou vous l’entendez. (les rares professionnels sont dans les alpes et les pyrénées ou le vercors). Seul un binôme de spéléologues ( deux, non pas un seul par sécurité), membres chevronnés d’un spéléo club proche de ce lieu, pourrait accepter d’ accompagner une personne ou deux maximum dans ce réseau sportif. Son niveau sportif général devra être très bon ( endurance et rusticité) , avec une bonne aptitude à franchir des zones étroites, et avec une expérience prouvée dans des grottes moins difficiles.
Mais aucun n’acceptera d’accompagner ici une personne sans un minimum de pratique commune préalable directement. Ce serait non seulement totalement inconscient, dangereux pour tout le groupe et étranger aux valeurs cultivées dans le milieu des spéléologues. Le moindre incident débouchant sur un secours ( simple fracture par exemple) en ce lieu serait extrêmement difficile et long à gérer.
Pour l’équipement indispensable ( combinaison à la bonne taille, casque avec éclairage performant, baudrier etc.) les clubs prêtent sans problème et couvrent avec une assurance à la journée pour quelques euro.
Mais les clubs les plus proches sont à Dijon ( SC Dijon, Dijon spéléo pour les plus actifs) ou à Vesoul ( SC Vesoul, mon club...). Fédéré à la FFS depuis 1986 et connaissant le milieu spéléo, je ne connais personne intéressé par une sortie d’accompagnement ( bénévole bien entendu, pas de rémunération professionnelle en club) dans ce trou. Peu y sont allés hors les premiers "découvreurs" ( conditions difficiles et intérêt limité de visite) et encore moins auront envie d’y retourner...Pour bien les connaitre depuis 30 ans, la majorité des membres des deux clubs cités ne l’ont jamais fait et n’ont aucune envie de le faire malgré une pratique régulière. Il y a tant d’autres belles cavités dans le 21,le 25 et le 70...
Personnellement, je n’y suis allé qu’une fois. Aucune envie non plus d’y revenir, il y a tant d’autres cavités non explorées qui attendent d’être parcourues pour la première fois, c’est le sel de notre passion. Ingrate parfois,certes, mais tellement enrichissante.
16 février 2016, 10:42, par Bertrand Degoy
Merci encore, c’est très clair.