Chemin de l'eau https://chemindeleau.com/ Le site chemindeleau.com a pour ambition de faire connaître toutes sortes de lieux, d'œuvres ou d'événements en parcourant les nombreux cours d'eau issus du Plateau de Langres. Sans oublier la faune et la flore qui s'y trouvent particulièrement riches. Il offre un moyen original de naviguer dans l'Internet en se fondant sur la proximité géographique. Il résulte d'un travail en réseau piloté par des passionnés en relation avec les associations culturelles, les sociétés savantes et les acteurs du tourisme. Aussi souvent que possible, des liens sont créés vers les sites Internet existants dans l'optique de les mettre en valeur. L'article LE PLATEAU DE LANGRES, UN « CHÂTEAU-D'EAU DE LA FRANCE » est un bon guide pour parcourir cette belle région dans les pages de ce site. Le lecteur curieux de la justification scientifique de cette appellation pourra aborder l'article LE PLATEAU DE LANGRES : SA GEOMORPHOLOGIE et compléter sa lecture avec LIGNE DE PARTAGE DES EAUX SUR LE PLATEAU DE LANGRES. Bonne visite, et à bientôt sur le terrain ! fr SPIP - www.spip.net Chemin de l'eau https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L128xH128/siteon0-e5814.png?1596383801 https://chemindeleau.com/ 128 128 ESSEY-LES-EAUX : la source Sainte Barbe https://chemindeleau.com/ESSEY-LES-EAUX-la-source-Sainte-Barbe.html https://chemindeleau.com/ESSEY-LES-EAUX-la-source-Sainte-Barbe.html 2020-08-01T13:50:15Z text/html fr FOURTIER Annita <p>La source Sainte-Barbe est surmontée d'une construction de 1,5 mètres de long sur 2 de large, érigée en 1833. Celle-ci est faite de grosses pierres de taille sur une voûte ogivale. Elle coiffe un bassin de 2 mètres de profondeur, au fond duquel jaillit la source. <br class='autobr' /> L'eau qui s'en écoule est une eau ferrugineuse, avec une saveur un peu salée. Son débit est de 20 litres à la minute et sa température de 10°. Les propriétés de cette eau minérale sont proches de celles de Contrexéville. <br class='autobr' /> A l'extérieur : sur (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Le-Plateau-de-Langres-.html" rel="directory">Le Plateau de Langres</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton284-daad5.jpg?1596383875' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p>La source Sainte-Barbe est surmontée d'une construction de 1,5 mètres de long sur 2 de large, érigée en 1833.</p> <dl class='spip_document_3500 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/essey_2.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH750/essey_2-d4db8-bc6aa.jpg?1596383875' width='500' height='750' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Celle-ci est faite de grosses pierres de taille sur une voûte ogivale. Elle coiffe un bassin de 2 mètres de profondeur, au fond duquel jaillit la source.</p> <p>L'eau qui s'en écoule est une eau ferrugineuse, avec une saveur un peu salée.<br class='autobr' /> Son débit est de 20 litres à la minute et sa température de 10°.<br class='autobr' /> Les propriétés de cette eau minérale sont proches de celles de Contrexéville.</p> <p>A l'extérieur : <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> sur le côté gauche, on distingue une cavité où se trouvait un tronc, pour recevoir les offrandes.</p> <dl class='spip_document_3525 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/p5201736.jpg' title='Façade de la fontaine Sainte Barbe' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH375/p5201736-37d63-21d78.jpg?1596383876' width='500' height='375' alt='Façade de la fontaine Sainte Barbe' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3525 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3525 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Façade de la fontaine Sainte Barbe</strong></dt> </dl> <p>A l'intérieur : <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> sur le mur du fond, une niche occupée jadis par une statuette de Sainte-Barbe, actuellement un panneau la représentant.</p> <dl class='spip_document_3526 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/p5201737.jpg' title='Intérieur de la fontaine' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH375/p5201737-b6b7a-225fb.jpg?1596383876' width='500' height='375' alt='Intérieur de la fontaine' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3526 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3526 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Intérieur de la fontaine</strong></dt> </dl> <p>Echaussement de la fontaine en 1855 :<br class='autobr' /> Selon Arthur Daguin, cette date rappelle "un travail d'échaussement exécuté en bassin primitif, sujet à être souillé lors des débordements de la rivière".</p> <dl class='spip_document_3527 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/p5201741.jpg' title='Face arrière de la fontaine' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH375/p5201741-03ff0-0aee6.jpg?1596383876' width='500' height='375' alt='Face arrière de la fontaine' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3527 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3527 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Face arrière de la fontaine</strong></dt> </dl> <p>Sur la paroi extérieure, une inscription de 2 lignes gravée : LAURENT / A...E.F. Désignerait-elle celui qui a fait les travaux ?</p> <p> <strong>Légende de la fontaine <i>Sainte-Barbe</strong></i> :</p> <p>A cette fontaine se trouve une statuette de la sainte ; <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> pendant un incendie, on venait la chercher et on la tenait devant la maison en flammes. <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> si une personne était malade, la statuette était également portée près du lit du malade.<br class='autobr' /> Cet usage est aujourd'hui disparu.</p> <p>A la sortie des "écraignes", les veilleuses passaient à la fontaine Sainte-Barbe prendre de l'eau minérale. Elles voyaient chaque fois, disaient-elles, 2 dames blanches qui se tenaient de chaque côté de la fontaine et qui, silencieusement s'inclinaient devant les personnes qui passaient. <br class='autobr' /> Ces dames blanches furent baptisées, l'une madame Huette, l'autre madame Monsuette ; celle-ci était l'ennemie des jeunes gens. Pendant les écraignes, les personnes âgées recommandaient aux jeunes filles de ne pas aller si tard à l'eau de Sainte-Barbe, car Monsuette était derrière la fontaine "he vé pao en lé fonténe pendant lé neu : Monsuette te prenrao" disaient-elles.</p> <p><span class="spip_note_ref"> [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' id='nh1'>1</a>]</span> Origine dans document de la Bibliothèque Diocésaine de Langres : tome II "Itinéraire descriptif de Claude Arthur DAGUiN"</p> <p>Article rédigé avec la collaboration de Me CHAMPION</p></div> Georges FRESET https://chemindeleau.com/Georges-FRESET.html https://chemindeleau.com/Georges-FRESET.html 2020-05-29T13:10:56Z text/html fr THENARD Michel <p>Georges Fréset, le peintre pour qui la nature fut un royaume. <br class='autobr' /> Si la campagne fut pour Marcel Arland et Roger Clérici un refuge, elle le fut aussi pour Georges Fréset. L'intensité qu'il donne aux paysages et aux sous-bois à travers ses toiles en offre un vivant témoignage. Ce sont des scènes entre réalité et rêve qui invitent à y entrer de plein fouet. Visite au paradis terrestre de Georges Fréset... <br class='autobr' /> Ceux qui ont connu cet homme ont dit de lui qu'il était distant, froid, fermé, disons avec plus de (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-L-art-et-l-eau-.html" rel="directory">L'art et l'eau</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L113xH150/arton296-70bc3.jpg?1596399067' width='113' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Georges Fréset, le peintre pour qui la nature fut un royaume.</p> <p> Si la campagne fut pour Marcel Arland et Roger Clérici un refuge, elle le fut aussi pour Georges Fréset. L'intensité qu'il donne aux paysages et aux sous-bois à travers ses toiles en offre un vivant témoignage. Ce sont des scènes entre réalité et rêve qui invitent à y entrer de plein fouet. Visite au paradis terrestre de Georges Fréset...</p> <p>Ceux qui ont connu cet homme ont dit de lui qu'il était distant, froid, fermé, disons avec plus de discernement réservé. C'est là un trait commun aux Lorrains et aux Francs-Comtois dont il était, tandis que l'épreuve est venue apporter sa marque de méfiance. Oui, l'enfance malheureuse a laissé des traces ! L'absence de parents dès la petite enfance est à jamais irréparable, rien ne parvient jamais à remplacer ce besoin vital. Toujours appelé par son nom, il lui fallut la rencontre d'Irène Balandier, sa femme, pour qu'il entende prononcer son prénom. Pour échapper à la rigueur des éducateurs successifs, l'enfant trouvait consolation dans les prés et les jachères fleuries, les champs de céréales, la profondeur des bois, la lumière à travers les feuillages. Sa retraite était un arbre creux où il allait étrangler les sanglots que faisaient monter les remarques des tuteurs et les brimades des camarades. Autour de lui, dans sa solitude, il observa beaucoup, se confia souvent, emmagasina immensément et, l'heure venue, traduisit par le pinceau ce que d'autres exprimèrent par les mots, par les vers, chacun avec sa touche personnelle. Mais avant, il y eut en surplus la campagne de Salonique comme Maurice-Constantin-Weyer avec des blessures physiques et morales. En poste d'instituteur aux Larmets, un hameau du plateau des mille étangs, l'âme gorgée de nature, Georges Fréset entra enfin dans l'expression picturale de ses thébaïdes. L'oeuvre s'étoffa comme grandit la foi, devient une délivrance pour lui, et offrit aux regards des autres des parts d'éden.</p> <dl class='spip_document_3528 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/freset_3.jpg' title='La fin de l'été aux environs de Bourbonne-les-Bains, 1963' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH410/freset_3-3d0de-64d8c.jpg?1596399067' width='500' height='410' alt='La fin de l'été aux environs de Bourbonne-les-Bains, 1963' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3528 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: Musée municicipal de Bourbonne-les-Bains / photo Agence Bruno Decrock Reims.</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3528 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>La fin de l'été aux environs de Bourbonne-les-Bains, 1963</strong></dt> </dl> <p>Ses maîtres ? Jules Adler, René Xavier-Prinet. Des expositions ? Galeries Chardin, Maurice, Charpentier à Paris, puis en province. Une école ? Non, une libre indépendance ! Sinon quelques influences de courants qui le rapprochèrent de certains maîtres. Avant tout l'inspiration et la poésie ! Avec le recul, Georges Fréset fut de ceux dont l'oeuvre reste indissociable de l'homme. Ce qui caractérise cette oeuvre c'est l'abondance végétale. La densité forestière est presque totale dans les bois gravés dont il illustre "Les Caresses" de Marcel Donjon. Ses bois gravés et ses huiles forment un tout végétal et minéral de forêt originelle, une forêt vierge de toutes agressions tant naturelles qu'humaines, sinon des paysages au ciel menaçant, épais et tumultueux. Une petite exception pourtant à ses créations bien remplies avec des dessins au fusain et à la craie où le chardon, le papillon et la végétation d'un ruisseau évoquent la marqueterie art nouveau.</p> <dl class='spip_document_3529 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/freset_6.jpg' title='La porterie du château de Bourbonne-les-Bains, 1940' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH574/freset_6-5d818-531a1.jpg?1596399067' width='500' height='574' alt='La porterie du château de Bourbonne-les-Bains, 1940' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3529 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: Musée municipal de Bourbonne-les-Bains / photo Agence Bruno Decrock Reims</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3529 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>La porterie du château de Bourbonne-les-Bains, 1940</strong></dt> </dl> <p>Georges Fréset aimait jouer avec les volumes, des volumes aux courbes arrondies tels que les chaînes de ballons vosgiens, les cascades de pierres sous les sapins, ou les monts Faucille et les sous-bois bourbonnais. Il montra un certain talent à travailler les perspectives. Grâce à une succession de plans, ses toiles prirent de la profondeur. Il y avait aussi chez Fréset une volonté à mettre ses sujets en vie, de leur attribuer une respiration invisible. Le figé n'était pas son affaire. Pour les plus austères de ses sous-bois, la vie, au pire, était derrière chaque élément. Sur ses toiles, la végétation est le plus souvent ample, luxuriante. Un modèle de biodiversité pour les plus écologistes d'entre nous ! Les arbres ont du panache, les feuilles semblent faire des révérences à la terre qui les a engendrées. Une terre riche, bien ensemencée, parfaitement irriguées. Voyez la robustesse des troncs de feuillus ou d'épicéas solidement enracinés ! Appréciez la légèreté des feuillages qu'un souffle sur la toile pourrait presque animer. Quelques fois, les parterres de fleurs sur les toiles de Fréset deviennent des bouquets, mais à cent lieux d'une nature morte. S'il a sur les toiles de Fréset deviennent des bouquets, mais à cent lieux d'une nature morte. S'il a abordé la nature morte, ce fut plus par curiosité que par goût. Les couleurs ? Importance du mauve en transition entre le vert et le bleu. Un mauve qui tourne au rose sur les ailes des papillons. Des ocres par touches délicates qui viennent réchauffer la toile. Et la force de ses jeux de nuances ! Georges Fréset n'a cessé de s'émerveiller sur les couleurs des fleurs dans la nature, de s'interroger sur leur peintre divin, raconte aujourd'hui encore son jeune ami Paul Krautter auquel il aimait à rendre visite en ses serres. Les toiles les plus touchantes sont ses sous-bois, au ras des fougères, à hauteur des <a href='https://chemindeleau.com/+-Ombelle-Ombelles-Inflorescence-en-+.html' name='mot74_0' class='cs_glossaire'><span class='gl_mot'>ombelles</span><span class="gl_js" title="Ombelle<br />Ombelles<br />Inflorescence en ombelle"> </span><span class="gl_jst" title="Les pédoncules qui portent les fleurs se rejoignent sur la tige et les fleurs couvrent une surface sphérique."> </span></a> ou des toiles d'araignées perlées de rosée. Là fut le microcosme de l'enfant ramassant des fruits rouges ou des baies sauvages, des feuilles et des fleurs pour son herbier, des papillons pour sa collection, des brindilles ou des petits minéraux. Quand on referme l'album de la collection Fréset, ce sont ses fougères plus que tout qui restent en mémoire.</p> <dl class='spip_document_3531 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/freset_2_2_.jpg' title='Sous-bois vosgien à l'automne 1959' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH658/freset_2_2_-baaea-2aa20.jpg?1596399067' width='500' height='658' alt='Sous-bois vosgien à l'automne 1959' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3531 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: Musée municipal de Bourbonne-les-Bains Photo Agence Bruno Decrock Reims</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3531 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Sous-bois vosgien à l'automne 1959</strong></dt> </dl> <p>La vie de ce paysagiste, qui a passé tant d'heures en communion avec la nature, s'achève à la manière d'un conte touchant dont les circonstances peuvent s'interpréter comme le dernier appel de la forêt. Dans les bois de Coiffy qu'il connaissait parfaitement, on le retrouva assis au pied d'un arbre frappé d'amnésie et épuisé. Emportant avec lui cette ultime promenade forestière, il partit quelques heures plus tard rejoindre ses amis, sur les tombes desquels il posait à chaque Toussaint des boules de chrysanthèmes. Paulette et Léon Gigot l'ont sacré à jamais "Magicien des près et des bois".</p> <p>Michel Thénard</p> <p>Remerciements au Musée municipal de Bourbonne-les-Bains.</p> <p>Mis en ligne par Annita Fourtier</p></div> Monastère des Annonciades Célestes de Langres https://chemindeleau.com/Monastere-des-Annonciades-Celestes-de-Langres.html https://chemindeleau.com/Monastere-des-Annonciades-Celestes-de-Langres.html 2020-04-16T17:21:00Z text/html fr FOURTIER Jean-Claude , VIARD Georges <p>1) Monastère des Annonciades Célestes de Langres : <br class='autobr' /> Cette congrégation fut fondée à Gênes en 1604 par Maria-Vittoria Fornari (1562-1617), veuve d'Angelo Strata et mère de 9 enfants (dont 5 seulement atteignirent l'âge adulte : 2 filles devenues chanoinesses et 3 garçons entrés chez les Minimes). Elle regroupait des religieuses cloîtrées, consacrées à la contemplation et à la méditation des mystères de la vie de Marie en particulier l'Annonciation. Les constitutions, rédigées par le père Zanoni, (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Pays-de-Langres-.html" rel="directory">Pays de Langres</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/IMG/arton256.jpg?1579798168' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p><strong>1) <strong>Monastère des Annonciades Célestes de Langres :</strong></p> <p></strong><br class='autobr' /> Cette congrégation fut fondée à Gênes en 1604 par Maria-Vittoria Fornari (1562-1617),<br class='autobr' /> veuve d'Angelo Strata et mère de 9 enfants (dont 5 seulement atteignirent l'âge adulte :<br class='autobr' /> 2 filles devenues chanoinesses et 3 garçons entrés chez les Minimes). Elle regroupait des<br class='autobr' /> religieuses cloîtrées, consacrées à la contemplation et à la méditation des mystères de la vie de Marie en particulier l'Annonciation. Les constitutions, rédigées par le père Zanoni, Jésuite, furent approuvées par Rome le 15 mars 1604. Maria-Vittoria prit le voile le 5 août 1604 et fit profession le 7 septembre 1605. Cette nouvelle famille religieuse connut une expansion rapide à travers l'Europe, grâce à l'action des Jésuites : Pontarlier (1612), Vesoul<br class='autobr' /> (1613), Nancy (1616). La maison de Nancy fille de Vesoul, essaima elle-même à Saint-Mihiel (1619), à Joinville (1621) et Paris (1622).</p> <p>C'est de Paris qu'arrivèrent le 23 octobre 1623 à Langres les premières religieuses ;<br class='autobr' /> elles étaient en réalité originaires de Lorraine, en particulier la prieure Marie-Marguerite<br class='autobr' /> Chopin et la sous-prieure Marie-Nicole-Bernard Caffrelay. Elles répondaient à l'appel lancé dès 1616-1620 par plusieurs jeunes Langroises (dont une sœur de Jeanne Mance, Marguerite, qui renonça en fait à suivre cette vocation), désireuses d'entrer dans une congrégation consacrée à la Vierge. L'évêque de langres Sébastien Zamet songeait lui-même à installer à Langres une telle congrégation. Le 21 juin 1623, un brevet royal accordait l'autorisation et, le 10 août suivant, des lettres patentes invitaient les autorités locales à faciliter une telle fondation.<br class='autobr' /> Les religieuses s'installèrent chez Edme Bourrelier, rue de l'Homme Sauvage (Barbier d'Aucourt) ; la fille de ce dernier fut admise comme postulante le 12 novembre suivant. Peu après, les Annonciades acquirent un ensemble de maisons et de jardins en haut de la rue Longe-Porte, puis entreprirent la construction de leur église (achevée en 1684), suivie de celle de leur couvent (1704-1708).Elles devaient y rester jusqu'à la Révolution, qui transforma la chapelle en huilerie, puis en brasserie. Elles purent y revenir dès 1805 et y vivre selon leurs constitutions jusqu'à leur départ en1984 pour Saint-Loup que les dernières Annonciades de France quittèrent en 2002 (une seule de ces religieuses * vit encore aujourd'hui dans une maison de retraite médicalisée à Dijon).</p> <p> Visitant en 1734 le couvent de leurs voisines, les Dominicaines l'avaient trouvé « spacieux, d'une propreté charmante ; tout y était marqué au coin de la simplicité religieuse ». Rien ne peut mieux définir la vie des Annonciades au long des trois siècles et demi de leur existence, centrée sur la prière et la méditation, et menée à l'abri d'une clôture très strictement respectée. Beaucoup de religieuses étaient d'origine langroise, plutôt citadines avant 1789, plutôt rurales aux XIXe-XXe siècles. Loin d'être en marge de la cité, elles vivaient en partie des générosités des fidèles, distribuaient des aumônes aux familles pauvres et aux prisonniers, priaient au long des jours pour tous ceux qui les sollicitaient. Leur église resta jusqu'à leur départ ouverte à tous, et bien des neuvaines ou des cérémonies liturgiques attirèrent vers elle de nombreux fidèles.</p> <p> Leur départ en 1984, devenu inéluctable par suite de la diminution des vocations, posait la question du devenir des bâtiments, qui avaient conservé en grande partie leur configuration originelle et se trouvaient protégés en qualité de monuments historiques. Le couvent lui-même fut vendu à l'hôpital de Langres, pour en faire une maison de retraite, aujourd'hui transférée et transformée en bureaux administratifs. La chapelle et ses annexes, conservées par le diocèse, abritent depuis lors un dépôt d'art sacré, géré par l'Association de Sauvegarde de l'Art sacré en Haute-Marne (ASAS 52), destiné à la conservation et à la mise en valeur des objets d'art provenant des maisons religieuses et des églises, ainsi qu'à la sauvegarde des objets liturgiques devenus obsolètes après le Concile, mais qui demeurent des témoins authentiques de la piété de nos pères.</p> <p> Georges Viard</p> <p>*[Elle est décédée en janvier 2019]</p> <p> <strong> 2) Alimentation en eau du monastère :</strong></p> <dl class='spip_document_3501 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/plan_couvent_langres2.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH672/plan_couvent_langres2-b12e4-cbfeb.jpg?1596399067' width='500' height='672' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Avant 1920, le monastère était alimenté par un puits et 5 citernes. <br class='autobr' /> Sur le plan : le point bleu indique la position du puits ; les points verts positionnent les citernes</p> <dl class='spip_document_3433 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/entree_citerne.jpg' title='Dessus de la citerne, dans la cour' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/entree_citerne.jpg?1579681173' width='500' height='667' alt='Dessus de la citerne, dans la cour' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3433 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3433 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Dessus de la citerne, dans la cour</strong></dt> </dl> <p>L'eau de pluie descendait dans cette cavité.</p> <dl class='spip_document_3434 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/citerne.jpg' title='Façade intérieure du bâtiment' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/citerne.jpg?1579715732' width='500' height='375' alt='Façade intérieure du bâtiment' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3434 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3434 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Façade intérieure du bâtiment</strong></dt> </dl> <p>Les deux citernes sur la cour, côté jardin, alimentaient les lavoirs situés au niveau du sol dallé.<br class='autobr' /> La citerne, au coin de la salle de travail (rez-de- chaussée à gauche du bâtiment), avait une pompe en cuivre. L'eau pouvait être utilisée pour arroser le jardin.</p> <p>Dans la buanderie du sous-sol, il existait un lavoir dont l'eau arrivait pratiquement au niveau du sol. Il a disparu depuis la vente du bâtiment.<br class='autobr' /> Il subsiste toujours des cuves en pierre dans lesquelles la religieuse faisait tremper le linge..</p> <dl class='spip_document_3431 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/cuve_annonciades.jpg' title='Cuves restantes ' type="image/jpeg"> <img src='' width='' height='' alt='Cuves restantes ' style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3431 spip_doc_credits center'>Crédits: J.C. FOURTIER</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3431 spip_doc_titre' style='width:120px;'><strong>Cuves restantes </strong></dt> </dl> <dl class='spip_document_3435 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bac_a_trempage.jpg' title='Bac de trempage' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bac_a_trempage.jpg?1579715781' width='500' height='375' alt='Bac de trempage' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3435 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3435 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Bac de trempage</strong></dt> </dl><dl class='spip_document_3436 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bacs_de_trampage.jpg' title='Autres cuves de trempage' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bacs_de_trampage.jpg?1579715818' width='500' height='375' alt='Autres cuves de trempage' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3436 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J.C. Fourtier</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3436 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Autres cuves de trempage</strong></dt> </dl> <p>Pour faire sécher le linge dans la buanderie, ce n'était pas des fils mais des planches en bois, ce qui évitaient les marques sur le linge.</p> <p> <strong> DOCUMENTS ARCHIVES DES ANNONCIADES. Me Julie <i>Piront</strong></i></p> <p> <strong>Alimentation en eau du monastère des annonciades célestes de Langres<br class='autobr' /> </strong></p> <p><strong> <i>Ancien Régime </strong><br class='autobr' /> </i><br class='autobr' /> La première mention de la « lavanderie » remonte à 1705, lorsqu'un incendie s'y déclara (1) . Cette lavanderie était donc probablement dotée d'une cheminée pour faire bouillir l'eau. Elle se trouvait dans les caves du grand bâtiment en U.  Elle pourrait correspondre à la photo ci-dessous (légende : Langres, ancien couvent des annonciades céleste, lavoir en sous-sols, milieu du XXe siècle. Langres, dépôt d'art sacré, archives des annonciades célestes, en cours de classement).</p> <dl class='spip_document_3497 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/buanderie_annonciades.jpg' title='Buanderie . Archives Annonciades' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH385/buanderie_annonciades-97368-f028b.jpg?1596399068' width='500' height='385' alt='Buanderie . Archives Annonciades' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3497 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: J. Piront</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3497 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Buanderie . Archives Annonciades</strong></dt> </dl> <p>Deux tours de latrines furent érigées en 1704-1708, même si elles n'étaient pas vraiment prévues au devis. Elles étaient placées aux extrémités des ailes latérales du bâtiment principal et étaient hautes de deux niveaux. Des cloisons en bois séparaient les sièges (2) .</p> <p>En 1706, la prieure conclut l'achat de « la maison du noviciat » pour le prix de 800 livres. Pendant la construction, elle fit faire un nouvel enduit du pignon (de ?), une nouvelle citerne et d'autres réparations nécessaires (3) .</p> <p>Un prêtre de l'oratoire de Jésus offrit entre 1728 et 1731 : 30 livres pour « obtenir du soulagement aux sœurs converses en faisant faire des conduites de la citerne à la lavanderie, et de plus 120 livres qu'il a ajouté depuis pour faire un passage plus commode pour l'infirmerie » (4) .</p> <p><i>XIXe-XXe <strong>siècles</strong></i></p> <p>Au printemps 1911, le poulailler érigé vers 1880 par les sœurs converses fut reconstruit entièrement avec les réserves de matériaux du couvent. La citerne de la cuisine sur le jardin fut vidée pour arroser le jardin durant la sécheresse de l'été. Les sœurs en profitèrent pour la faire cimenter de neuf (5).</p> <p>Entre 1919 et 1921, les citernes du couvent furent vidées pour leur entretien (6).</p> <p>L'architecte Méot, adjoint, fit en 1923 la visite complète des bâtiments des annonciades célestes et le trouva en bon état, grâce à son entretien et à la qualité de sa charpente. Il faut dire que la chapelle venait d'être restaurée peu avant 1922, avec la salle du travail. L'architecte conseilla de ne plus tirer l'eau dans la citerne de la "cour des poules", mais d'installer une pompe dans la citerne du jardin. Ce qui fut fait en 1923 (7).</p> <p><span class="spip_note_ref"> [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='1& Langres, dépôt d'art sacré, archives des annonciades célestes, en cours (...)' id='nh1'>1</a>]</span></p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id='nb1'> <p><span class="csfoo htmla"></span><span class="spip_note_ref">[<a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'>1</a>] </span><span class="csfoo htmlb"></span>1& Langres, dépôt d'art sacré, archives des annonciades célestes, en cours de classement : Annales de notre monastère. Premier volume, p. 160.<br class='autobr' /> 2& Langres, dépôt d'art sacré, archives des annonciades célestes, en cours de classement : Copie du rapport des experts Antoine Parisot, architecte, du maître charpentier Pierre Ferry et du maçon Pierre Logerot, après la construction du nouveau couvent des annonciades célestes de Langres (14-22 décembre 1707).<br class='autobr' /> 3& Cette maison fut démolie sous la révolution. Ses ouvertures sur la rue étaient encore apparentes au début du XXe siècle, entre la chapelle et la porte d'entrée des voitures à l'angle de la rue Morimond. Langres, dépôt d'art sacré, archives des annonciades célestes, en cours de classement : Annales de notre monastère. Premier volume, p. 162-163. – Langres, dépôt d'art sacré : Livre où est rapporte le temps de la fondation, p. 225.<br class='autobr' /> 4& Langres, dépôt d'art sacré, archives des annonciades célestes, en cours de classement : Annales de notre monastère. Premier volume, p. 205-206 et 211.<br class='autobr' /> 5& Idem, p. 432-433.<br class='autobr' /> 6& Idem, p. 63-65.<br class='autobr' /> 7& Idem. p.84 ct 102-103.</p> </div></div> Les DOUIX https://chemindeleau.com/Les-DOUIX.html https://chemindeleau.com/Les-DOUIX.html 2020-04-09T15:02:56Z text/html fr AUBIN Bruno <p>La Tille à Salives L'église paroissiale est construite à l'aplomb de la résurgence qui alimente un lavoir. <br class='autobr' /> Conformément aux trois items du site concernant la Douix de Chatillon, la Douix de Baulme la Roche et la source de la Coquille, les "Douix" sont des résurgences en langue celtique (source Professeur Taverdet). Cela se retrouve dans beaucoup de toponyme dont la ferme de la Dhuis près 52 Leuchey, 10 Soulaines-Dhuis et 21 Ladoix-Serrigny etc. Les sources de la (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Le-plateau-de-Langres-en-Bourgogne-.html" rel="directory">Le Plateau de Langres versant rhodanien</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton290-189ca.jpg?1596399068' width='100' height='150' /> <div class='rss_chapo'><p>La Tille à Salives</p> <p>L'église paroissiale est construite à l'aplomb de la résurgence qui alimente un lavoir.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Conformément aux trois items du site concernant la Douix de Chatillon, la Douix de Baulme la Roche et la source de la Coquille, les "Douix" sont des résurgences en langue celtique (source Professeur Taverdet). Cela se retrouve dans beaucoup de toponyme dont la ferme de la Dhuis près 52 Leuchey, 10 Soulaines-Dhuis et 21 Ladoix-Serrigny etc. Les sources de la Seine, de l'Ignon, celles des Tilles sont des "Douix".</p> <dl class='spip_document_3492 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/grotte.jpg' title='Terrefondrée. Notre-Dame de la Douix dans la niche' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH750/grotte-6df00-e3e86.jpg?1596399068' width='500' height='750' alt='Terrefondrée. Notre-Dame de la Douix dans la niche' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3492 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: B. Aubin</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3492 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Terrefondrée. Notre-Dame de la Douix dans la niche</strong></dt> </dl> <p>On peut penser qu'elles furent divinisées au néolithique, divinisation récupérées par les Celtes. Ces divinités sont maintenant déclassées au rang de fées comme La Vouivre, Viviane, Mélusine - Mère Lusine celle qui tire les enfants par les pieds au fond des puits. Puis récupérées par la chrétienté sous la forme de saints apocryphes. (source Joseph Vendryes). La fontaine Saint Freux à 52 Noidant le Rocheux pourrait en être un exemple.<br class='autobr' /> Voir aussi la thèse développée par Henry Vincenot sur les vierges noires qui seraient des ex voto de bois déposés par nos ancêtres celtiques dans les fontaines sacrées pour obtenir des guérisons (comme à la source de la Seine et à la source de l'Ouche) et devenus des outils de la récupération chrétienne.</p> <dl class='spip_document_3496 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/2017_04_a_013.jpg' title='Terrefondrée. Bassin. La source sous la roche' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/2017_04_a_013.jpg?1586527524' width='500' height='335' alt='Terrefondrée. Bassin. La source sous la roche' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3496 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: B. Aubin</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3496 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Terrefondrée. Bassin. La source sous la roche</strong></dt> </dl> <p>Je détiens de voix directe (Marcel Marquis et Augustin Gagey, prêtres et acteurs de celle-ci) une histoire de la récupération par l'église catholique de la "Douix" de 21 Terrefondrée sous la forme d'un culte rendu à Notre-Dame de la "Douix" dont la statue est installée dans une niche creusée dans la falaise en 1952. Des cérémonies celtiques y étaient alors pratiquées. Cela mérite certainement des recherches de témoignages complémentaires.</p> <dl class='spip_document_3495 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/falaise-2.jpg' title='Terrefondrée. La falaise de la Douix' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH334/falaise-2-8f936-d60d7.jpg?1596399068' width='500' height='334' alt='Terrefondrée. La falaise de la Douix' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3495 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: B. Aubin</div></dt> <dt class='crayon document-titre-3495 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Terrefondrée. La falaise de la Douix</strong></dt> </dl></div> Alimentation en eau d'une locomotive à vapeur https://chemindeleau.com/Alimentation-en-eau-d-une-locomotive-a-vapeur.html https://chemindeleau.com/Alimentation-en-eau-d-une-locomotive-a-vapeur.html 2020-04-03T14:43:39Z text/html fr FOURTIER Annita <p>Les locomotives à vapeur étaient de plusieurs types. La 241 P, par exemple, consommait de 1,5 à 2 tonnes de charbon aux 100 kilomètres, ainsi que 10 à 15 mètres cubes d'eau traitée pour éviter le tartre. <br class='autobr' /> La capacité du tender était d'environ 20 tonnes de charbon, quant à la capacité du réservoir d'eau 40 mètres cubes. <br class='autobr' /> Les trains s'arrêtaient tous les 100 kilomètres environ, pour faire le plein d'eau. <br class='autobr' /> La prise d'eau s'effectuait par une grue à eau ou manche à eau .Le tube en toile était fixé à un poteau, il (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Le-Bassigny-.html" rel="directory">Le Bassigny</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton283-bd745.jpg?1596383876' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p>Les locomotives à vapeur étaient de plusieurs types. La 241 P, par exemple, consommait de 1,5 à 2 tonnes de charbon aux 100 kilomètres, ainsi que 10 à 15 mètres cubes d'eau traitée pour éviter le tartre.<br class='autobr' /> La capacité du tender était d'environ 20 tonnes de charbon, quant à la capacité du réservoir d'eau 40 mètres cubes.<br class='autobr' /> Les trains s'arrêtaient tous les 100 kilomètres environ, pour faire le plein d'eau.<br class='autobr' /> La prise d'eau s'effectuait par une grue à eau ou manche à eau .Le tube en toile était fixé à un poteau, il fallait l'introduire dans le tender, pour remplir le réservoir.</p> <dl class='spip_document_3443 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/loco_andilly.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH320/loco_andilly-4429f-f93e2.jpg?1596383876' width='500' height='320' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>La machine à vapeur et son train sont arrêtés à la gare d'Andilly, la manche à eau est au niveau du tender. On aperçoit, à droite de la gare, 2 châteaux d'eau qui assuraient la réserve en eau.</p> <dl class='spip_document_3441 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateaud_eau_langres_bonnelle.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateaud_eau_langres_bonnelle.jpg?1580488052' width='500' height='596' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Château d'eau de l'ancienne gare de Langres Bonnelle.</p> <p>A la gare de Langres, il existait aussi un château d'eau, au lieu-dit "Cuina", situé entre la Marne et le quai dit "militaire". L'eau puisée dans la Marne était versée dans ce réservoir.</p> <dl class='spip_document_3485 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateau_d_eau_agrandi_2.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH382/chateau_d_eau_agrandi_2-27e64-a237a.jpg?1596383876' width='500' height='382' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Il existait aussi en gare de Langres 2 châteaux d'eau de grande capacité, près du dépôt des autorails.</p> <dl class='spip_document_3484 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateau_d_eau_vers1963.jpg' title='Château d'eau et anciens dépôts d'autorails de la gare de Langres' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH334/chateau_d_eau_vers1963-4dc4f-f62c4.jpg?1596383876' width='500' height='334' alt='Château d'eau et anciens dépôts d'autorails de la gare de Langres' /> </a> </div> </dt> <dt class='crayon document-titre-3484 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Château d'eau et anciens dépôts d'autorails de la gare de Langres</strong></dt> </dl></div> Restauration de la digue de Villegusien https://chemindeleau.com/Restauration-de-la-digue-de.html https://chemindeleau.com/Restauration-de-la-digue-de.html 2020-03-24T16:57:02Z text/html fr MAUCOLIN Jean-Pierre <p>Restauration de la digue de Villegusien par les prisonniers de guerre allemands de 1915 à 1917 : Une utilisation économique ! <br class='autobr' /> En octobre 1914, une avarie s'est produite à la digue du réservoir de Villegusien qui alimente le canal de la Marne à la Saône et qui avait été fraîchement inauguré en 1905 (aujourd'hui appelé le canal entre Champagne et Bourgogne). Le talus et son revêtement se sont affaissés en deux endroits d'une longueur de 450 mètres sur 1280 mètres de la totalité. La cause a été provoquée (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Le-pays-de-la-Vingeanne-et-du-.html" rel="directory">Le pays de la Vingeanne du Salon et du Vannon</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L150xH117/arton288-69fd9.jpg?1596399068' width='150' height='117' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Restauration de la digue de Villegusien par les prisonniers de guerre allemands de 1915 à 1917 : Une utilisation économique !</p> </strong> <p>En octobre 1914, une avarie s'est produite à la digue du réservoir de Villegusien qui alimente le canal de la Marne à la Saône et qui avait été fraîchement inauguré en 1905 (aujourd'hui appelé le canal entre Champagne et Bourgogne).</p> <dl class='spip_document_3482 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/deversoir.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='' width='' height='' alt='' style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Le talus et son revêtement se sont affaissés en deux endroits d'une longueur de 450 mètres sur 1280 mètres de la totalité. La cause a été provoquée par la baisse volontaire du niveau de l'eau, par crainte de sabotage par d'éventuels agents allemands au début de cette guerre. <br class='autobr' /> Il a fallu entreprendre, de suite, des travaux de consolidation des parties non éboulées et de restauration des parties éboulées. A cette fin, une demi-compagnie de sapeurs du génie, puis une centaine d'auxiliaires de place-forte ont été mis à disposition par le gouverneur militaire de Langres. Toutefois, ces militaires ont été très vite envoyés vers une autre utilisation et retirés du chantier de Villegusien.</p> <dl class='spip_document_3483 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/villegusien_la_digue.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH330/villegusien_la_digue-9937c-ba583.jpg?1596399068' width='500' height='330' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>L'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de Chaumont demande l'envoi de prisonniers de Guerre pour être employés aux travaux de réparation, par un rapport du 22 janvier 1915 adressé au ministre de la guerre, après l'avis favorable de la Commission de navigation de campagne. Après divers échanges avec cette Commission et avec le Général de Division, commandant la 21ème Région militaire, l'envoi des 100 premiers prisonniers allemands est décidé. <br class='autobr' /> Le premier détachement, provenant du dépôt d'Aurillac, arrive le 11 mars 1915 en gare de Villegusien, dans deux wagons d'un train militaire transportant des soldats français vers le front. Ils étaient surveillés par un sergent, un caporal et dix hommes du détachement de la garde du chantier du 51éme Territorial d'Infanterie qui était arrivé le 5 mars à Villegusien. Ils étaient allés les attendre à Is-sur-tille au cours de la nuit qui précédait. Les deux wagons ont été détachés du train et garés vers le terre-plein des marchandises. Le détachement allemand est composé de 86 hommes de troupe, 1 officier, 11 sous-officiers, 3 sergents-majors.<br class='autobr' /> Après l'appel nominal, les prisonniers, mis en rang par quatre, sont conduits au port de Villegusien et installés dans les bateaux préparés par l'Administration des Ponts et Chaussées. La traversée du village se déroule sans difficulté.<br class='autobr' /> Aussitôt arrivés, des officiers supérieurs français de la Place de Langres visitent l'installation et interrogent quelques prisonniers avec l'aide de M. Forgeot, soldat au détachement de la garde et interprète militaire. <br class='autobr' /> Vers 16 heures trente, les 5 bateaux sont dirigés vers le stationnement prévu en aval du pont de Piépape, à égal distance du chantier de Bize-l'Assaut et du village de Villegusien, lieu choisi par le chef du détachement de la Garde, le sous-lieutenant Leconte. <br class='autobr' /> Le bateau n°28 part en premier avec les cuisiniers allemands qui préparent le repas du soir ; le n°42 et le n°27 suivent avec les autres prisonniers ; le n°25 sert de cuisine et de réfectoire du détachement de la Garde et au logement du sous-lieutenant Leconte, chef du détachement ; le n°26 sert de dortoir aux soldats de la Garde. <br class='autobr' /> Dès le 15 mai 1915, l'Administration demande l'envoi de 100 prisonniers supplémentaires afin de pouvoir donner le meilleur rendement aux travaux. Ce second groupe arriva le 10 juillet 1915, provenant du dépôt de Montluçon. Il fut ajouté dans les mêmes conditions que la venue du premier groupe.<br class='autobr' /> Cependant, l'Administration avait « profité », le 8 novembre1915, du renvoi vers Montluçon, de 11 soldats reconnus inaptes du fait de leurs blessures et handicaps, de 6 soldats polonais transférés vers un camp spécial et de sous-officiers en surnombre pour surveiller leurs soldats. Ces sous-officiers étaient entretenus par l'Administration et ne travaillaient pas ! <br class='autobr' /> Le détachement de la Garde fut renforcé passant de 54 à 79 Hommes dont le sous-lieutenant et un interprète. <br class='autobr' /> L'emplacement du cantonnement des Prisonniers : Les prisonniers sont répartis sur deux sites principaux, au chantier de la digue proche du village de Villegusien et au chantier d'extraction d'enrochements dans la carrière de Bize-l'Assaut, le long du canal et à 2 kms en aval du village de Piépape, lui-même à 2 kms en aval de Villegusien.<br class='autobr' /> A l'arrivée des allemands, le cantonnement avait été installé entre les deux chantiers.<br class='autobr' /> Les prisonniers sont logés, jusqu'au 9 juin 1915, dans des péniches ramenées au port de Villegusien. En cet endroit aménagé, l'on pouvait accoler les péniches deux par deux et grouper tous les bateaux dans un espace facile à surveiller avec une clôture de fils de fer et avec des portes d'accès aux extrémités. L'avantage annoncé était d'éloigner les curieux, les visiteurs qui venaient voir les « Boches » si l'on en juge par les courriers et cartes postales retrouvés.</p> <dl class='spip_document_3478 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/png/villegusien_port_bateauximage1.png' title='' type="image/png"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH340/villegusien_port_bateauximage1-eacf4-3fd3f.png?1596399069' width='500' height='340' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Des baraques en planches ont été construites lors de ce retour vers le port. Même si le nombre de bateaux reste fixé à 7, 3 sont affectés aux dortoirs, 3 autres avec des tables et bancs sont réservés aux cuisines et réfectoire, dont 2 à Villegusien et 1 à Bize-l'Assaut pour le repas en milieu de journée des hommes travaillant à la carrière. Le 7éme bateau est au cantonnement et sert de police, de lieu de dépouillement et de vérification des colis postaux et correspondances envoyés aux prisonniers. Un nombre important de ces colis fut envoyé au début de la guerre puis baissa rapidement. Les familles allemandes s'appauvrissant réduisent les envois. Un local sert d'infirmerie et un autre de prison.<br class='autobr' /> L'Administration fournit la paille de couchage qu'elle remplace une fois par mois à raison de 5 kg par homme. Elle assume les frais d'éclairage et de chauffage en hiver.<br class='autobr' /> Les sous-officiers allemands, et l'aspirant qui a sa cabine, sont groupés à part. <br class='autobr' /> La nourriture est à la charge de l'Administration. Les repas sont préparés par 6 prisonniers choisis comme cuisiniers. Le pain est fourni par la manutention de l'armée française de Langres. La viande est achetée par le détachement de Garde qui a installé une boucherie sur place pour ses besoins. <br class='autobr' /> L'eau provient de puits voisins puisée dans diverses propriétés, cherchée par des prisonniers encadrés par des soldats français armés.<br class='autobr' /> Le détachement de garde a été installé dans une péniche puis, après l'augmentation des prisonniers, il a été transféré dans un vaste bâtiment de l'ancien orphelinat, proche du canal et du cantonnement. <br class='autobr' /> Les prisonniers ont reçu par le soin de l'autorité militaire des vêtements d'été et des vêtements d'hiver de drap et de velours. Les mauvaises chaussures ont été remplacées par des brodequins. Les chaussures étaient aussi réparées par des soldats allemands cordonniers et les habits par des tailleurs. A son arrivée, chaque prisonnier possédait une demi-couverture de campement pour dormir sur la paille au fond de la péniche. Une couverture supplémentaire fut attribuée. <br class='autobr' /> Le service médical est assuré par un médecin -major de 2éme classe de la Place de Langres du 33éme Régiment Territorial d'Infanterie, le Docteur Duchêne, qui vient visiter les malades trois fois par semaine mais qui semble ne pas être apprécié par l'Administration. A la fin du camp et bien après les travaux sur la digue, le Docteur Albert Marcel Kornprobst, habitant de Prauthoy, assura cette fonction du 13 février 1919 et est mis en congé illimité de démobilisation le 6 mars 1919.<br class='autobr' /> Un prisonnier, qui possède quelques connaissances médicales, remplit les fonctions d'infirmier et il est chargé de faire respecter les prescriptions du médecin et d'examiner les hommes qui se portent malades. La cabine centrale du bateau n° 42 servait de local sanitaire où étaient installées deux paillasses pour recevoir les malades et blessés sérieusement atteints.<br class='autobr' /> Selon l'Administration, l'état sanitaire est bon. « Grâce à quelques punitions infligées à de prétendus malades, la moyenne journalière des indisponibles est descendue de 12 quand il n'y avait que 100 prisonniers, à 10 depuis qu'il y en a 200. La moyenne de 12 malades pour la période du 12 mars au 10 avril 1915 paraît excessive à l'Administration. En réalité, il reste environ et habituellement 150 travailleurs employés, si l'on retire tous les prisonniers occupés à des tâches de fonctionnement : cuisine, cordonniers, tailleurs, interprète, sous-officiers et malades, blessés, punis et évadés. <br class='autobr' /> Il est à noter que l'état de santé de certains n'était pas brillant suite à de sérieuses blessures de guerre. « Le dépôt d'Aurillac a envoyé une douzaine d'hommes qui souffrent encore de leurs anciennes blessures ou infirmités dès qu'ils doivent fournir un effort »<br class='autobr' /> De plus « certains hommes parfaitement valides décident de temps en temps qu'ils n'iront pas au chantier sous le prétexte qu'ils ont mal aux reins, ressentent des coliques etc. Naturellement, l'infirmier les reconnaît tous malades. Le médecin-major n'est pas plus sévère et leur accorde au moins le bénéfice de « la consultation motivée » qui évite toute punition.<br class='autobr' /> On découvre que l'appréciation à porter sur l'incapacité physique des 12 premiers soldats était sujet d'insatisfaction entre le sous-lieutenant Leconte et le docteur Duchêne qui résistait et déclarait qu'il ne pouvait en signaler que quatre comme incapables d'accomplir convenablement et d'une façon suivie le travail demandé. <br class='autobr' /> « Cette réponse ne peut satisfaire l'Administration des Ponts et Chaussées qui désire avant tout avoir des travailleurs et non des éclopés ; aussi, nous estimons qu'il convient de faire renvoyer au dépôt d'Aurillac les douze prisonniers dont il s'agit après qu'ils auront été examiné par un médecin autre que le docteur Duchêne si c'est reconnu nécessaire » <br class='autobr' /> Voici le parcours singulier de Leo Stäbler, soldat allemand et alsacien qui fait l'objet d'un article de Le Spectateur du 27 décembre 1916, « Conseil de Guerre de la 21éme Région » et du journal « En Avant, du 3 janvier 1917 « Parade d'Exécution (à Chaumont) ». <br class='autobr' /> Ce soldat du 14éme chasseur à pied allemand, prisonnier de guerre à Villegusien, est inculpé de refus d'obéissance pour avoir, le 24 septembre dernier (1916), refusé d'obéir au lieutenant Leconte, commandant le dépôt de guerre de Villegusien, qui lui prescrivait de prendre un sac pour manœuvrer au peloton de punition. Stäbler avait reçu, à l'Hartmannwillerkopf, des blessures dont l'une lui occasionna la perte de l'œil gauche. Fait prisonnier par les Français, il fut soigné dans différents hôpitaux et enfin reconnu guéri, fut envoyé au camp de Villegusien …. Le Conseil de guerre condamne Stäbler a 10 ans de travaux publics. Ce soldat est né près de Wissembourg en Alsace. Très grièvement blessé au bras droit, au poumon droit et à la tête avec une ablation de l'œil gauche, suspect de tuberculose, on le retrouve à l'hôpital complémentaire de la place d'Embrun puis de Briançon, transféré à Barcelonnette le 5 mai 1916, de Barcelonnette au Fort-Varois le 10 mai 1916, du Fort-Varois au Fort d'Asnières (près de Dijon) le 19 juin 1916. Il arrive donc le 12 septembre 1916 à Villegusien. Ce prisonnier, qui avait été signalé comme animé d'un mauvais esprit de discipline et comme individu à surveiller, avait quitté la prison militaire de Chaumont le 1er avril 1917 et était dirigé sur le pénitencier d'Avignon. A nouveau, il est reconduit au Fort-Varois (sanitaire à côté de Dijon), en septembre 1917. Après, l'histoire n'est plus connue.<br class='autobr' /> Deux soldats prisonniers allemands sont morts en travaillant à Villegusien : Hügel Joseph, le 18 janvier 1916 et Behr Louis-Gustave le 10 décembre 1916. Nous ne connaissons pas les circonstances. Ils reposent côte à côte dans le cimetière de soldats allemands à Berru, à 9 kms de Reims, selon les informations données par Volksbund Deutsche Kriegsgräber fûrsorge (V.D.K.) <br class='autobr' /> L'administration précise que : « Les prisonniers sont d'origines très diverses de culture et de métier ou de professions civiles ; Ils sont disciplinés. A peine deux ou trois fortes têtes ont été signalées. Quelques punitions graves et très dures qui ont été infligées ont suffi pour les mettre à la raison »<br class='autobr' /> La surveillance était sous la responsabilité du poste de Garde qui reste en permanence au cantonnement, relié par une sonnerie entre la péniche, le poste de police et le bâtiment « l'orphelinat », qui permet d'appeler du renfort. Un sergent commandant un piquet de garde conduit chaque équipe sur son chantier. Les prisonniers sont appelés nominalement avant chaque départ et au retour. Quand un groupe de travailleurs doit s'éloigner du chantier, il est accompagné par un nombre d'hommes armés prévu par le sergent. Deux surveillants de l'Administration sont présents : l'un à la carrière et l'autre à la digue.<br class='autobr' /> Le travail est réservé aux soldats, pas aux gradés allemands. Les sous-officiers allemands ont la surveillance disciplinaire. Pendant l'été, le réveil sonne à 5 heures et le départ vers les chantiers est à 5 heures quarante. Le travail commence à 6 h et se poursuit jusqu'à 10 heures trente. Il reprend de 12 heures trente à 17 heures avec un arrêt de 10 minutes entre chaque séquence. En hiver, le réveil s'opère à 5 heures trente ; le départ est à 6 heures quinze. Le retour au cantonnement se fait à 17 heures. <br class='autobr' /> L'Administration se plaint du court temps de travail, réduit à 7 heures, conséquence du repos en milieu de journée afin que les départs et les retours se fassent en plein jour.</p> <dl class='spip_document_3479 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/image_3.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH776/image_3-9a2b3-ba654.jpg?1596399069' width='500' height='776' alt='' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3479 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: Collection privée. Reproduction interdite</div></dt> </dl> <p>100 soldats travaillent à la carrière de Bize-l'Assaut pour extraire les enrochements et les charger sur des bateaux. Quelques-uns servent de mineurs avec des barres à mines et de <br class='autobr' /> carriers avec des pinces. La plupart sont des manœuvres. Les moins forts cassent les débris pour faires des pierres de route et quelques autres réparent le matériel.</p> <dl class='spip_document_3480 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/image_2.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH693/image_2-76972-a9b17.jpg?1596399069' width='500' height='693' alt='' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3480 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: Collection privée. Reproduction interdite</div></dt> </dl> <p>20 sont au port provisoire du Bois de Percey où ils déchargent les enrochements venus par bateaux et les rechargent sur des wagons.</p> <p>30 sont à la digue où ils conduisent les wagons à pied, les déchargent, mettent en place les enrochements. Ces enrochements sont transportés avec l'aide d'une section de la compagnie 6/4 des sapeurs mariniers qui fournit des chevaux nécessaires pour tirer les wagonnets jusqu'au lieu d'emploi.</p> <dl class='spip_document_3481 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/image_1.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH289/image_1-5274c-e5882.jpg?1596399069' width='500' height='289' alt='' /> </a> </div> </dt> <dt class="pre_center"><div class='crayon document-credits-3481 spip_doc_credits center' style='width:500px'>Crédits: Collection privée. Reproduction interdite</div></dt> </dl> <p>Le soir, lorsque les prisonniers ont regagné les bateaux, on retire les échelles qui permettaient d'y accéder et l'on ferme les écoutilles. Les sentinelles montent la garde sur les bateaux et sur le chemin de halage. <br class='autobr' /> Les salaires sont payés par l'Administration à l'autorité militaire par prisonnier sans tenir compte des gradés. Une prime d'argent de poche est versée sauf pour les malades ou punis. Ce paiement est versé, tous les 10 jours, par le conducteur des Ponts et Chaussées au sous-lieutenant Leconte. <br class='autobr' /> La fin des travaux de réparation de la digue est évoquée par l'institutrice de Villegusien : « 1917, Les prisonniers allemands sont partis. La digue est réparée complétement. Rien à signaler à partir de ce moment ». <br class='autobr' /> L'Administration reconnaît, dès octobre 1915, que « l'ensemble des mesures, prises tant pour la subsistance matérielle des prisonniers que pour leur surveillance, a réussi à leur faire donner un rendement convenable et satisfaisant »<br class='autobr' /> La fin des travaux sur la digue ne signifie pas pour autant la fin du camp de prisonniers. Des prisonniers restent à travailler jusqu'en 1919, à être employés à la construction d'éperons en béton, au remaniement du corroi dans sa partie supérieure et à la construction de dalles de béton. La meilleure indication résulte d'une carte postale envoyée par un garde du camp nommé Marcel, le 16 mai 1918.<br class='autobr' /> « Hier, j'étais de garde à la carrière. Elle est située près du canal que vous voyez sur la carte. C'est le canal de la Marne à la Saône. Il fait très chaud ici, le temps est lourd. Aujourd'hui, je suis de garde au camp, les boches sont bien tranquilles. Comme ils vont tous être rapatriés ils ne cherchent pas à s'évader. Ils travaillent dur. C'est un vrai métier de forçat : de 6 heures du matin à 7 heures du soir, il extrait de la pierre, il casse les cailloux pour les routes. Ils chargent les bateaux etc. Je ne vous en dis pas plus ».<br class='autobr' /> En effet, le départ des prisonniers est échelonné. Plusieurs soldats quittent à partir de juillet jusque vers la fin de 1917. Déjà l'accord de Berne, signé en décembre 1917 entre la France et l'Allemagne, permet le rapatriement des prisonniers âgés et longtemps emprisonnés et malades, et ceci se poursuivra jusque juillet 1919. <br class='autobr' /> Le lecteur intéressé par la vie des prisonniers au camp, des courriers avec les familles, des évasions, des photos originales de prisonniers etc… trouvera des informations plus complètes dans le Bulletin de la Société Historique et Archéologique de Langres XXIXème Tome 3éme Tri 2017 n° 408 / p 63 à 88 par Jean-Pierre M- Les Prisonniers allemands à Piépape et Villegusien pendant la Première Guerre Mondiale. <br class='autobr' /> Des informations complémentaires sont issues de : <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Chantier de prisonniers allemands à Bize l'Assaut 25 avril 1915 par l'ingénieur Naboulet. Service de la navigation. Ministère des Travaux Publics.<br class='autobr' /> Les trois Photos incluses ont été aimablement proposées par le service des archives de l'Equipement à Longeau (52) <br class='autobr' /> Merci à tous les services d'archives : ADHM à Chaumont ; S. H A. L à Langres ; Equipement de Longeau (52). <br class='autobr' /> Jean-Pierre Maucolin mars 2020<br class='autobr' /> aucolin :</p></div> Offrandes et ex-voto au couple divin Borvo-Damona dans la station thermale gallo-romaine de Bourbonne-les-Bains https://chemindeleau.com/Offrandes-et-ex-voto-au-couple-divin-Borvo-Damona-dans-la-station-thermale.html https://chemindeleau.com/Offrandes-et-ex-voto-au-couple-divin-Borvo-Damona-dans-la-station-thermale.html 2020-02-11T19:37:58Z text/html fr TROISGROS Henri <p>il est un fait fondamental qu'il ne faut pas perdre de vue lorsqu'on aborde le thermalisme antique, c'est que les pratiques balnéaires ont eu depuis les temps les plus reculés jusqu'à la chute de l'Empire romain, un caractère essentiellement religieux. <br class='autobr' /> Article Cahiers-Haut-marnais <br class='autobr' /> N° 203 4e trimestre 1995</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-L-eau-et-les-rites-sacres-43-.html" rel="directory">L'eau et les rites sacrés</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L128xH150/arton286-9f4e3.jpg?1596399069' width='128' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>il est un fait fondamental qu'il ne faut pas perdre de vue lorsqu'on aborde le thermalisme antique, c'est que les pratiques balnéaires ont eu depuis les temps les plus reculés jusqu'à la chute de l'Empire romain, un caractère essentiellement religieux.</p> <p>Article Cahiers-Haut-marnais <br class='autobr' /> N° 203 4e trimestre 1995</p> <div class='spip_document_3454 spip_document_video spip_documents spip_documents_center' style='width:100%'> <iframe title="1995_no203_chm-100-111.pdf" src="IMG/pdf/1995_no203_chm-100-111.pdf" width="100%" height="600px" allowfullscreen="true"> </iframe> <div class='crayon document-titre-3454 spip_doc_titre'><strong>1995_no203_chm-100-111.pdf</strong></div> </div></div> Les formations tufeuses en Haute-Marne https://chemindeleau.com/Les-formations-tufeuses-en-Haute-Marne.html https://chemindeleau.com/Les-formations-tufeuses-en-Haute-Marne.html 2020-01-27T13:24:57Z text/html fr ROYER Jean-Marie <p>L'origine du tuf <br class='autobr' /> L'eau de pluie qui précipite sur la surface des vastes plateaux du département <br class='autobr' /> s'infiltre en grande partie dans les nombreuses fissures des épaisses couches calcaires ; en cheminant lentement vers les profondeurs du sous-sol elle dissout <br class='autobr' /> le carbonate de calcium.... <br class='autobr' /> Les Cahiers Haut-Marnais <br class='autobr' /> N° 203 4e trimestre 1995</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Le-Plateau-de-Langres-.html" rel="directory">Le Plateau de Langres</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L128xH150/arton281-e2be8.jpg?1596399069' width='128' height='150' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'origine du tuf</strong></p> <p>L'eau de pluie qui précipite sur la surface des vastes plateaux du département<br class='autobr' /> s'infiltre en grande partie dans les nombreuses fissures des épaisses couches calcaires ; en cheminant lentement vers les profondeurs du sous-sol elle dissout<br class='autobr' /> le carbonate de calcium....</p> <p>Les Cahiers Haut-Marnais<br class='autobr' /> N° 203 4e trimestre 1995</p> <div class='spip_document_3437 spip_document_video spip_documents spip_documents_center' style='width:100%'> <iframe title="1995_no203_chm-16-24.pdf" src="IMG/pdf/1995_no203_chm-16-24.pdf" width="100%" height="600px" allowfullscreen="true"> </iframe> <div class='crayon document-titre-3437 spip_doc_titre'><strong>1995_no203_chm-16-24.pdf</strong></div> </div></div> Cours d'eau haut-marnais et localités riveraines https://chemindeleau.com/Cours-d-eau-haut-marnais-et-localites-riveraines.html https://chemindeleau.com/Cours-d-eau-haut-marnais-et-localites-riveraines.html 2020-01-27T13:24:00Z text/html fr RICHARD Louis <p>Nous vous proposons d'examiner dans cette note, le nom des localités, communes, <br class='autobr' /> hameaux, écarts dont l'appellation est ou semble être en rapport avec le cours d'eau qui les baigne. <br class='autobr' /> Deux séries de toponymes : <br class='autobr' /> d'une part, les appellations renfermant l'un des mot gallo-romains rivus ou <br class='autobr' /> riparia, le ruisseau, <br class='autobr' /> d'autre part les désignations proches ou dérivées du nom, soit actuel <br class='autobr' /> soit ancien du cours d'eau. <br class='autobr' /> Les cahiers Haut-marnais <br class='autobr' /> N° 203 4e trimestre (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Le-Plateau-de-Langres-.html" rel="directory">Le Plateau de Langres</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L128xH150/arton282-84fb3.jpg?1596399069' width='128' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Nous vous proposons d'examiner dans cette note, le nom des localités, communes, <br class='autobr' /> hameaux, écarts dont l'appellation est ou semble être en rapport avec le cours d'eau qui les baigne.<br class='autobr' /> Deux séries de toponymes : <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> d'une part, les appellations renfermant l'un des mot gallo-romains <i>rivus</i> ou <br class='autobr' /> <i>riparia</i>, le ruisseau, <br /><img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1596380309' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> d'autre part les désignations proches ou dérivées du nom, soit actuel<br class='autobr' /> soit ancien du cours d'eau.</p> <p>Les cahiers Haut-marnais<br class='autobr' /> N° 203 4e trimestre 1995</p> <div class='spip_document_3438 spip_document_video spip_documents spip_documents_left' style=' float:left;width:100%'> <iframe title="1995_no203_chm-72-92.pdf" src="IMG/pdf/1995_no203_chm-72-92.pdf" width="100%" height="600px" allowfullscreen="true"> </iframe> <div class='crayon document-titre-3438 spip_doc_titre'><strong>1995_no203_chm-72-92.pdf</strong></div> </div></div> Hôpital de Bourbonne les Bains https://chemindeleau.com/Hopital-de-Bourbonne-les-Bains.html https://chemindeleau.com/Hopital-de-Bourbonne-les-Bains.html 2020-01-07T17:27:53Z text/html fr THENARD Michel <p>Le 31 décembre 1990 : fermeture de l'hôpital thermal militaire A l'issue de 256 années d'activité, l'hôpital thermal militaire de Bourbonne-les-Bains ferme définitivement. « Trop de dépenses pour l'Etat ! » estime le ministre de la Défense. « Sans remonter les origines du thermalisme militaire aux soldats d'Hannibal, on peut penser que les légions romaines profitèrent des eaux de Bourbonne pour soigner leurs blessés, à la suite des campagnes de Drusus, entre l'Elbe et le Rhin… », écrit le Dr. Michel Jaltel (...)</p> - <a href="https://chemindeleau.com/-Monts-Faucilles-.html" rel="directory">Les Monts Faucilles</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L150xH130/arton280-d2351.jpg?1596380366' width='150' height='130' /> <div class='rss_texte'><p>Le 31 décembre 1990 : fermeture de l'hôpital thermal militaire <br class='autobr' /> A l'issue de 256 années d'activité, l'hôpital thermal militaire de Bourbonne-les-Bains ferme définitivement. « Trop de dépenses pour l'Etat ! » estime le ministre de la Défense.</p> <dl class='spip_document_3429 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bourbonne_hopital_militaire_6._m._thenard.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH323/bourbonne_hopital_militaire_6._m._thenard-512e5-ca3b2.jpg?1596383826' width='500' height='323' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>« Sans remonter les origines du thermalisme militaire aux soldats d'Hannibal, on peut penser que les légions romaines profitèrent des eaux de Bourbonne pour soigner leurs blessés, à la suite des campagnes de Drusus, entre l'Elbe et le Rhin… », écrit le Dr. Michel Jaltel en historien du thermalisme. Cela dit, jusqu'au XVIIe siècle, tout porte à croire que les soldats logèrent et prirent les eaux au domicile des particuliers. En 1673, l'abbé Charles ouvre une maison de charité qui héberge des soldats blessés. Il faut attendre 1702, pour que Louis XIV autorise par lettre patente la fondation d'un hôpital pour héberger les militaires, mais ce n'est qu'en 1730 que Louis XV déclenche enfin la construction d'un hôpital militaire royal.</p> <dl class='spip_document_3428 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bourbonne_hopital_militaire_4._m._thenard_.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH320/bourbonne_hopital_militaire_4._m._thenard_-6c814-e28fa.jpg?1596383826' width='500' height='320' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>Cinq ans plus tard, l'hôpital militaire ouvre et accueille des centaines d'officiers et des bataillons de soldats. De 1777 à 1780, cet établissement est prolongé par un bâtiment qui enjambe la rue Férat grâce à une porte charretière. A partir de 1786, il est enfin doté de thermes et devient hôpital thermal militaire. Les campagnes napoléoniennes entrainent un déferlement de militaires. <br class='autobr' /> Au cours de la guerre 14-18, l'hôpital militaire thermal est transformé en hôpital d'évacuation secondaire. En 1940, les Allemands y établissent leur cantonnement. Les installations thermales sont démontées et les métaux récupérés pour la fabrication d'armes. A l'issue de la Seconde Guerre mondiale devant l'ampleur des dégâts, l'Etat décide de ne pas remettre en service les bains des militaires. Alors que l'hôpital militaire rouvre en 1947, une convention est établie avec l'établissement thermal civil afin que les militaires viennent y prendre les eaux.</p> <dl class='spip_document_3425 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bourbonne_piscine_de_soldats._1._musee_bourbonne.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH394/bourbonne_piscine_de_soldats._1._musee_bourbonne-d2974-4b0c3.jpg?1596383826' width='500' height='394' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>En revanche, l'hôpital devient une sorte d'hôtel pour militaires. Sous le gouvernement de François Mitterrand, le ministre des Armées, Jean-Pierre Chevènement, constate que cet établissement comme d'autres du même genre en France coûte trop cher à l'Etat et décide de sa fermeture. Le 31 décembre 1990, l'hôpital militaire ferme à jamais ses portes.</p> <dl class='spip_document_3426 spip_documents spip_documents_center'> <dt> <div class="boximg"> <a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/bourbonne_bains_des_officiers.3._musee_bourbonne.jpg' title='' type="image/jpeg"> <img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH404/bourbonne_bains_des_officiers.3._musee_bourbonne-735eb-2127b.jpg?1596383826' width='500' height='404' alt='' /> </a> </div> </dt> </dl> <p>L'année suivante, la municipalité de Bourbonne devient propriétaire des bâtiments. Ils abritent désormais l'office de tourisme (Centre Borvo), des salles de loisirs (Clocheton) et des hébergements pour les curistes. Là-dessus, s'éteint aussi le nom du Dr. Jean-Antoine Villemin, pionnier de la lutte antituberculeuse, qui avait été donné à l'hôpital thermal militaire en 1982.</p> <p>Michel Thénard</p> <p>Document paru dans la Voix de la Haute-Marne, le 27 décembre 2019.</p></div>