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	<title>Chemins de l'eau</title>
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		<title>Chemins de l'eau</title>
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		<title>Inondations 1910 en Haute-Marne</title>
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		<dc:date>2016-09-02T16:42:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PERNOT Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;CHAUMONT &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaumont, du point de vue de la rue Hautefeuille, la Suize est devenue un fleuve. Deux puits naturels, le puits des Bonshommes, qui n'avait pas coul&#233; depuis des ann&#233;es, donne depuis deux jours ; et le puits Girouet montre un d&#233;bit consid&#233;rable. Une &#238;le de limon s'est form&#233;e au milieu de la vall&#233;e. Le champ de courses est compl&#232;tement inond&#233;. La filature Vincent &#224; Buxereuilles est envahie, en particulier la chambre des &#233;chantillons et la cuisine. Le moulin Michaux &#224; Reclancourt et celui de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://chemindeleau.com/-Le-Plateau-de-Langres-versant-.html" rel="directory"&gt;Le Plateau de Langres versant Seine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L109xH150/arton196-a5549.jpg?1733969698' width='109' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CHAUMONT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaumont, du point de vue de la rue Hautefeuille, la Suize est devenue un fleuve. Deux puits naturels, le puits des Bonshommes, qui n'avait pas coul&#233; depuis des ann&#233;es, donne depuis deux jours ; et le puits Girouet montre un d&#233;bit consid&#233;rable. Une &#238;le de limon s'est form&#233;e au milieu de la vall&#233;e. Le champ de courses est compl&#232;tement inond&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La filature Vincent &#224; Buxereuilles est envahie, en particulier la chambre des &#233;chantillons et la cuisine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le moulin Michaux &#224; Reclancourt et celui de M. Adrien &#224; la Maladi&#232;re ne peuvent plus actionner leurs turbines. Ces m&#234;mes machines sont noy&#233;es &#224; Chamarandes, la ville et la compagnie de l'Est ne sont plus approvisionn&#233;es en eau. L'eau est arriv&#233;e jusqu'&#224; l'&#233;glise dans ce village. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous le viaduc, l'eau arrive en vagues sous toutes les arches. Le ch&#226;teau du Val des Ecoliers est entour&#233; d'eau. Les hameaux de Reclancourt et de la Maladi&#232;re &#233;mergent de la nappe d'eau, les maisons ont &#233;t&#233; construites &#224; une hauteur suffisante. La route de Treix est coup&#233;e, un flot important arrive de la combe Bricart &#224; 200 m de l'&#233;cole Louis Blanc et traverse le ch&#226;teau de Reclancourt. Sur le quai de la gare, on peut lire &#233;crit &#224; la craie sur un tableau noir : &#034;MM. Les voyageurs sont pr&#233;venus que tous les trains sont supprim&#233;s jusqu'&#224; nouvel avis entre Bar sur Aube et Troyes et entre Polisot et Troyes. Circulation interrompue par suite d'inondations&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
A proximit&#233; des lavoirs d'En Buez, une couche de p&#233;trole apparait sur l'eau. La rumeur courre qu'une source de p&#233;trole est apparue avec la crue. Les techniciens &#233;clair&#233;s appel&#233;s sur les lieux infirment vite la nouvelle, le p&#233;trole provient de la nouvelle machine &#233;l&#233;vatoire des eaux install&#233;e non loin de l&#224; en amont&#8230;Le deuil d'une source quelconque de p&#233;trole &#224; Chaumont est vite fait.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2227 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chaumont_inondation_usine_628.jpg' title='Carte postale' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH317/chaumont_inondation_usine_628-ee49e-b11d7.jpg?1733969698' width='500' height='317' alt='Carte postale' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2227 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;JOINVILLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La ville sera l'agglom&#233;ration la plus touch&#233;e par l'inondation, amplifi&#233;e par des facteurs locaux particuli&#232;rement d&#233;favorables. Un v&#233;ritable sinistre. Apr&#232;s un terrible cyclone en juin 1908, qui d&#233;vasta arbres et maisons, la ville va connaitre quatre journ&#233;es terribles. Suivant le fil de l'eau jour par jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 18 janvier&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
il pleut sans interruption ; le vent violent &#034;souffle en temp&#234;te&#034;, relate le correspondant du &#034;Petit Champenois&#034;. L'inondation est &#224; craindre, d'autant que, d&#232;s 5h00 du soir la mont&#233;e des eaux de la Marne est sensible ; on rel&#232;ve 1,20 m&#232;tres &#224; l'&#233;tiage du Grand Pont. A cet instant, la population est loin d'imaginer le drame qui se pr&#233;pare.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mercredi 19 janvier&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est pr&#233;vu au th&#233;&#226;tre de Joinville (salle des Ursulines) un spectacle extraordinaire, &#224; 8h30 du soir, par la compagnie Autobus Cin&#233;ma Exploitation. Malheureusement, c'est un tout autre spectacle, tout aussi in&#233;dit qui va mobiliser la population de la ville tout enti&#232;re. En effet, &#224; 10h00 du matin, un t&#233;l&#233;gramme de la Pr&#233;fecture arrivait en mairie, annon&#231;ant la cote de 2,50 m&#232;tres pour la nuit suivante vers 2h00 du matin. Aussit&#244;t, les autorit&#233;s municipales font avertir par l'appariteur, dans tous les quartiers menac&#233;s de la ville, qu'une crue est envisag&#233;e, mais peu de personnes ne pr&#234;tent cas du danger et ne soup&#231;onnent pas son intensit&#233;. La pluie ne cesse de tomber, m&#234;l&#233;e de neige. Dans la nuit du 19 au 20 janvier, les eaux de la Marne continuent de monter. La gendarmerie d&#233;fend le stationnement sur le pont de la Marne, on redoute un accident. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Jeudi 20 janvier&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'heure dite, vers 2h00 du matin, la partie basse de la ville est envahie par une crue subite. A 7h00, le niveau des eaux atteint 2,78 m&#232;tres ; l'agent voyer notera dans son rapport que sur les 38h00 pass&#233;es, la mont&#233;e horaire aura &#233;t&#233; de 0,042 m&#232;tre. A 10h00, l'&#233;tiage du grand pont marque 2,95 m&#232;tres. C'est la consternation !&lt;br class='autobr' /&gt; Les sous-sols des rues de la Fontaine et des Bains, les riverains du bief du moulin, les habitants de la rue de l'Abattoir* et de la rue de la Gr&#232;ve*, la rue du Grand Pont* commencent &#224; souffrir de la situation. A 11h00, un second t&#233;l&#233;gramme parvient de la Pr&#233;fecture indiquant que la cote maximale de 3,20 m&#232;tres sera atteinte au milieu de la nuit &#224; venir. Il pleut continuellement et les eaux s'&#233;l&#232;vent toujours. &lt;br class='autobr' /&gt;
A 15h00, l'inondation prend une forme de plus en plus inqui&#233;tante. La rue du Grand Pont est semblable &#224; un fleuve boueux, le quartier du quai des Peceaux est dans une situation tr&#232;s critique ; les habitants des maisons bordant la rue de la Gr&#232;ve d&#233;m&#233;nagent en toute h&#226;te. Un tiers des habitants de ce secteur ont leur rez-de-chauss&#233;e envahi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le maire de Joinville, Emile HUMBLOT, fait annoncer par son de caisse que l'usine &#224; gaz sera sans doute inond&#233;e en soir&#233;e, privant ainsi la ville d'&#233;clairage public et en cons&#233;quence, chacun des habitants des quartiers bas doit se munir de bougies dans les logements et de lanternes sur le rebord des fen&#234;tres. D'heure en heure, les informations les plus alarmantes sont donn&#233;es. Les vingt-cinq pompiers sont aussit&#244;t en alerte en d&#233;but de journ&#233;e, sous les ordres de leur chef de corps, le capitaine ROGER ; les gendarmes, emmen&#233;s par le chef AUBERTIN se joignent &#224; eux pour organiser les premiers secours. Le quartier du moulin fait barrage aux eaux abondantes ; le pont d'Ecurey est recouvert par les eaux. La rue du Poncelot est &#233;galement recouverte en totalit&#233; ; seul le pont du XVI&#232;me si&#232;cle &#233;merge de la nappe d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2231 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/place_j_sire_joinv.jpg' title='Carte postale' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH317/place_j_sire_joinv-07929-ca67c.jpg?1733969698' width='500' height='317' alt='Carte postale' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2231 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but d'apr&#232;s-midi, les &#233;coles et l'Ecole Primaire Sup&#233;rieure ont ferm&#233; leurs portes. Face &#224; la mont&#233;e des eaux, les cours ne seront plus dispens&#233;s jusqu'au lundi 24 janvier.&lt;br class='autobr' /&gt; Les commerces sont touch&#233;s : le fabricant de meubles GUINOT, le boucher CREANGE ont &#034;&#224; souffrir de l'&#233;l&#233;ment liquide&#034; pour reprendre l'expression du correspondant du &#034;Petit Champenois&#034;. Les r&#233;serves en sous-sol du magasin &#233;picerie BOYOT sont submerg&#233;es, d&#233;truisant les denr&#233;es stock&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la rue du Grand Pont tr&#232;s commer&#231;ante, l'eau s'&#233;tend jusqu'&#224; la future gendarmerie (maison GUILLAUME) dont l'emm&#233;nagement pr&#233;vu fin janvier est retard&#233; d'un mois.&lt;br class='autobr' /&gt; La brasserie d'Emile LEPAGE est totalement noy&#233;e, l'acc&#232;s par la rue Jeanne Vall&#233;e n'est plus possible qu'&#224; l'aide de barques. Le brasseur lui-m&#234;me se pr&#234;te aimablement au passage des personnes qui ont affaire dans les maisons sinistr&#233;es .Dans la rue de la Gr&#232;ve, le magasin et les entrep&#244;ts du quincaillier BOYER sont inond&#233;s. Dans la rue de l'abattoir, les bois de construction et les f&#251;ts vides flottent &#224; la d&#233;rive, donnant &#034;l'impression d'un lendemain de naufrage&#034;, l'eau affluant par le pont MARANGE. L'h&#244;tel du commerce tenu par M. LOMBARD est pris par les eaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2229 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/inod_1910_03.jpg' title='Joinville : inondation rue de la gr&#232;ve' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH316/inod_1910_03-fc0cf-bcffe.jpg?1733969698' width='500' height='316' alt='Joinville : inondation rue de la gr&#232;ve' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2229 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Joinville : inondation rue de la gr&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les eaux de la Marne au grand pont le 20 janvier &#224; 16h00, les voies ferr&#233;es sont &#224; l'extr&#233;mit&#233; du pont (passerelle).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2228 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/inod_1910_01.jpg' title='Carte postale' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH771/inod_1910_01-2c187-39b10.jpg?1733969698' width='500' height='771' alt='Carte postale' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2228 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;A 8h00 du matin le 20 janvier, rue de la Gr&#232;ve, les trottoirs sont encore accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2345 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/joinville_inond_1.jpg' title='Joinville : inondation' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH329/joinville_inond_1-c7566-c45e7.jpg?1733969698' width='500' height='329' alt='Joinville : inondation' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2345 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Joinville : inondation&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;A 9h00 du matin, Le pont du bief est encore libre. Les premiers secours s'organisent. Personne ne semble inquiet pour poser devant le photographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cpa 1910 10 : Joinville, devant la boutique du coiffeur Collin et &#224; l'angle du quai des peceaux, un attroupement se forme. L'ampleur du drame commence &#224; &#234;tre ressentie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;CHAMOUILLEY&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Des planches de bois sont pos&#233;es pour les pi&#233;tons, l'eau traverse les murs en petites fontaines.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2334 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chamouilley_inond_rue_basse.jpg' title='Chamouilley : inondation rue Basse' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH317/chamouilley_inond_rue_basse-91011-644ae.jpg?1733969698' width='500' height='317' alt='Chamouilley : inondation rue Basse' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2334 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chamouilley : inondation rue Basse&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt; &lt;p&gt;La circulation en voiture est obligatoire, il est trop risqu&#233; de tenter l'aventure &#224; pied, les trous sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2232 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chamouilley_canal.jpg' title='Carte postale' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH322/chamouilley_canal-56967-cfca0.jpg?1733969698' width='500' height='322' alt='Carte postale' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2232 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_2335 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chamouilley_inond_digue_rompue.jpg' title='Chamouilley : inondation digue rompue' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH327/chamouilley_inond_digue_rompue-2ee72-d2370.jpg?1733969698' width='500' height='327' alt='Chamouilley : inondation digue rompue' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2335 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chamouilley : inondation digue rompue&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Chamouilley, la digue rompe pr&#232;s de l'&#233;cluse. Tout &#233;tait sous l'eau au plus fort de la crue !&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2336 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chamouilley_inond_usine_inondee_entree.jpg' title='Chamouilley : inondation de l'usine ' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH326/chamouilley_inond_usine_inondee_entree-8d5c8-675b7.jpg?1733969698' width='500' height='326' alt='Chamouilley : inondation de l'usine ' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2336 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chamouilley : inondation de l'usine &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Chamouilley, l'usine Champenois inond&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;CHATEAUVILLAIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chateauvillain est concern&#233; depuis mercredi 20 janvier vers 22h. La crue a augment&#233; avec rapidit&#233; jusqu'&#224; 16h le lendemain. La crue de 1882 est d&#233;pass&#233;e de 50 cm partout, et m&#234;me d'un m&#232;tre par endroits. Les ponts sont d&#233;bord&#233;s, ceux du parc forment un &#233;norme barrage tenant en respect un gigantesque r&#233;servoir d'eau constitu&#233; par toute la plaine d'amont. Une nappe immense s'est r&#233;pandue dans tous les quartiers bas, transformant la rue du parc, la rue de l'Aujon en rivi&#232;res p&#233;n&#233;trant dans les habitations &#224; hauteur de fen&#234;tre. La promenade du mail est envahie, comme les lavoirs, isolant plusieurs maisons et leurs habitants. Nombre de lapins et volailles sont noy&#233;s, comme les r&#233;coltes d'avoine et de bl&#233; des agriculteurs Parisel, Redout&#233; et Daigney. Chez les sinistr&#233;s, les chevaux et les vaches ont &#233;t&#233; sauv&#233;s avec peine, en particulier &#224; la ferme des Bonshommes chez Aubriot. Sa famille et des gens accourus de Chateauvillain ont travaill&#233; toute la nuit. Un secours a failli mal tourner rue d'Aujon, des voisins d&#233;vou&#233;s, MM. L&#233;pine et Manceotte, ont d&#251; sauter d'une barque prise par un remous. Ils &#233;taient all&#233;s ravitailler deux vieillards, les fr&#232;res Pringant. Entrain&#233;e par la violence du courant, elle est all&#233;e se briser contre le pont des malades. Des murs se sont &#233;croul&#233;s, des portes sont enfonc&#233;es, les caves sont envahies. Le maire, M. Cousin, plus qu'&#224; la hauteur de sa t&#226;che, a surveill&#233; toute la nuit de mercredi &#224; jeudi les vannages des Abimes et des moulins afin de pr&#233;venir les habitants.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2337 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateauvillain_inond_rue_parc_homme.jpg' title='Chateauvillain : inondation rue du parc' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH773/chateauvillain_inond_rue_parc_homme-0e929-f0f69.jpg?1733969698' width='500' height='773' alt='Chateauvillain : inondation rue du parc' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2337 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chateauvillain : inondation rue du parc&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les inondations &#224; Chateauvillain, rue du parc, un homme ravitaille les personnes qui sont rest&#233;es dans leur demeure. Cette carte postale, comme les suivantes, est une des 8 cartes-photos diff&#233;rentes &#233;dit&#233;es &#224; titre priv&#233; &#224; quelques exemplaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cpa chateauvillain : Les inondations &#224; Chateauvillain, rue du parc, les hommes au fond sont affair&#233;s &#224; un sauvetage de b&#233;tail. On distingue l'animal en tout petit plan en travers de la rue &#224; la sortie de l'&#233;difice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les inondations &#224; Chateauvillain, au pont des malades. Difficile de distinguer l'emplacement de la vraie rivi&#232;re et des flots empruntant les axes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2233 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateauvillain_pont_malades_enfants.jpg' title='Carte postale' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH327/chateauvillain_pont_malades_enfants-d86a0-05ff3.jpg?1733969698' width='500' height='327' alt='Carte postale' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2233 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Vers le pont des malades, les enfants priv&#233;s d'&#233;cole assistent au spectacle de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2340 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/chateauvillain_inond_moulin_bas.jpg' title='Chateauvillain : inondation au moulin bas' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH324/chateauvillain_inond_moulin_bas-7a6e8-d82ac.jpg?1733969698' width='500' height='324' alt='Chateauvillain : inondation au moulin bas' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2340 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chateauvillain : inondation au moulin bas&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt; &lt;p&gt;On aper&#231;oit au fond la ligne de chemin de fer avec son talus freinant l'&#233;coulement des eaux, et le pont de l'Aujon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;LANGRES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'arrondissement de Langres, &#224; la scierie du Moulin Rouge, pr&#232;s de la gare et du canal, le travail est interrompu, l'eau a envahi l'&#233;tablissement sur une hauteur de 0,60 m.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2319 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/langres_inondations_1.jpg' title='Carte postale. Quartier de la gare' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH324/langres_inondations_1-49322-d79f8.jpg?1733969698' width='500' height='324' alt='Carte postale. Quartier de la gare' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2319 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale. Quartier de la gare&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;servoirs d'alimentation du canal inqui&#232;tent. Ils sont pr&#234;ts &#224; d&#233;border. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;servoir de Charmes, vid&#233; depuis l'accident de la crevasse, voit son niveau remonter dangereusement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;servoir de la Liez est veill&#233; jour et nuit pour l&#226;cher le trop-plein en cas de n&#233;cessit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le canal a d&#233;bord&#233;, la route parrall&#232;le est envahie depuis mercredi soir (le 19 janvier), on ne peut plus la suivre.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2322 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/langres_inondations_2_source.jpg' title='Carte postale. Inondation au moulin Rouge &#224; Champigny-l&#232;s-Langres' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH320/langres_inondations_2_source-8597c-ebf70.jpg?1733969698' width='500' height='320' alt='Carte postale. Inondation au moulin Rouge &#224; Champigny-l&#232;s-Langres' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2322 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale. Inondation au moulin Rouge &#224; Champigny-l&#232;s-Langres&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un habitant a failli &#234;tre emport&#233; par les flots &#224; Langres-Marne pr&#232;s du Moulin Rouge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se sentant entrain&#233; par le courant, il rebroussa chemin &#224; temps et trouva une bienveillante hospitalit&#233;. Dans le m&#234;me secteur et au faubourg de Br&#233;voines, les caves sont envahies. Certains habitants prudents sont all&#233;s dormir au grenier, d'autres n'ont pas dormi du tout !&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2320 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/langres_inondations_usine_dalaire.jpg' title='Carte postale. Usine Delaire' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH340/langres_inondations_usine_dalaire-d0513-06681.jpg?1733969699' width='500' height='340' alt='Carte postale. Usine Delaire' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dt class='crayon document-titre-2320 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte postale. Usine Delaire&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Texte et documents fournis par B. Pernot, publi&#233;s avec son autorisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mis en ligne par Annita Fourtier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accident de la digue de Charmes</title>
		<link>https://chemindeleau.com/Accident-de-la-digue-de-Charmes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://chemindeleau.com/Accident-de-la-digue-de-Charmes.html</guid>
		<dc:date>2016-06-21T17:12:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PERNOT Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Barrage, digue</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;servoir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les inondations de janvier 1910 ont &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es quelques semaines auparavant d'une autre catastrophe : l'effondrement partiel du barrage de la digue de Charmes. Il est peu probable que son bon &#233;tat de fonctionnement ait pu avoir un impact important sur une crue majeure (au mieux quelques millim&#232;tres d'&#233;cr&#234;tement) comme celle qui sera &#233;voqu&#233;e, mais l'&#233;v&#232;nement n'est pas compl&#232;tement anodin. Le lien avec la probl&#233;matique g&#233;n&#233;rale des crues est r&#233;el. Le probl&#232;me pourrait soudainement affecter un autre ouvrage (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://chemindeleau.com/-Le-Plateau-de-Langres-versant-.html" rel="directory"&gt;Le Plateau de Langres versant Seine&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://chemindeleau.com/+-Barrage-digue-+.html" rel="tag"&gt;Barrage, digue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://chemindeleau.com/+-Reservoir-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;servoir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L109xH150/arton195-d134c.jpg?1733601588' width='109' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les inondations de janvier 1910 ont &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es quelques semaines auparavant d'une autre catastrophe : l'effondrement partiel du barrage de la digue de Charmes. Il est peu probable que son bon &#233;tat de fonctionnement ait pu avoir un impact important sur une crue majeure (au mieux quelques millim&#232;tres d'&#233;cr&#234;tement) comme celle qui sera &#233;voqu&#233;e, mais l'&#233;v&#232;nement n'est pas compl&#232;tement anodin. Le lien avec la probl&#233;matique g&#233;n&#233;rale des crues est r&#233;el. Le probl&#232;me pourrait soudainement affecter un autre ouvrage &#224; notre &#233;poque et avoir des cons&#233;quences graves. Il est donc important d'&#233;voquer cet accident, dont le souvenir est par ailleurs effac&#233; des m&#233;moires actuelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_2219 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/digue_charmes_profil_travers_type.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH242/digue_charmes_profil_travers_type-32285-61cde.jpg?1733601588' width='500' height='242' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt; &lt;p&gt;La notice N&#176; 33, extraite des annales des ponts et chauss&#233;es vol. V de 1914, parue en 1916, nous renseigne sur le d&#233;roulement de cet &#233;pisode original. Une synth&#232;se en est d&#233;voil&#233;e ci-apr&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
La digue de Charmes barre la vall&#233;e du ruisseau du Poiseul &#224; 8km de Langres. Elle a &#233;t&#233; construite de 1902 &#224; 1906 en vue de l'alimentation du canal de la Marne &#224; la Sa&#244;ne. Il s'agit d'une digue en terre compact&#233;e. Son profil en travers-type, est analogue &#224; presque tous ceux employ&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent en France. Il est bien connu en Haute-Marne, reproduisant presque exactement, hauteur mise &#224; part, ceux des digues de la Liez (1880-1886), Wassy (1881-1883) ou Villegusien (1901-1905). Le talus amont de presque toutes les digues en terre corroy&#233;e ex&#233;cut&#233;es en France depuis 1840, affecte une forme en escalier, constitu&#233;e au moyen de gradins inclin&#233;s, s&#233;par&#233;s par des banquettes. Le talus aval est notablement plus doux, mesure de prudence appliqu&#233;e depuis le milieu du XIX&#232;me si&#232;cle, &#233;poque des glissements du talus aval de la digue de Cercey (Bourgogne). Il offre une forme nettement concave, se composant de 3 plans d'inclinaisons successivement d&#233;croissantes &#224; partir du sommet, s&#233;par&#233;s par des banquettes ; offrant une stabilit&#233; sur laquelle aucun doute ne subsiste. La plate-forme de couronnement est &#224; 17 m&#232;tres au dessus du thalweg (fond de la vall&#233;e), ce qui classe cette digue parmi les plus hautes de France &#224; cette &#233;poque (11m.50 &#224; Villegusien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mode de construction consistait &#224; &#233;lever le remblai au moyen de minces couches de bonne terre, m&#233;lang&#233;es d'une faible proportion (5%) de sable de broyeur, et corroy&#233;es successivement &#224; l'aide de rouleaux cannel&#233;s automoteurs. L'&#233;paisseur des couches au moment du r&#233;galage &#233;tait de 0m.12 &#224; 0m.15 ; le corroyage la r&#233;duit &#224; 0m.08 ou 0m.10, communiquant aux terres une duret&#233; et une compacit&#233; remarquables. Le remblai &#233;tant &#233;tabli avec une certaine surlargeur, recoup&#233; ensuite au profil d&#233;finitif pour offrir au rev&#234;tement un corroi &#171; frais &#187;. Ce rev&#234;tement est constitu&#233; par de grandes dalles en mortier de gravier savat&#233;, &#233;paisses de 0m.20, s&#233;par&#233;es par des joints de dilatation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un mur de garde en mortier de gravier savat&#233; r&#232;gne au pied du talus amont, traversant toutes les couches de terrains perm&#233;ables sous-sous-jacentes. Les dalles inf&#233;rieures du rev&#234;tement s'appuient sur le mur de garde. Les coteaux de rive contiennent des ancrages, sortes de massifs &#233;vid&#233;s en b&#233;ton &#233;tablis dans le prolongement du mur de garde, pour emp&#234;cher les eaux souterraines de contourner l'ouvrage horizontalement.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2218 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/dessin_charmes_debut_accident.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH339/dessin_charmes_debut_accident-f56a8-0037d.jpg?1733601588' width='500' height='339' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les circonstances de l'accident se r&#233;sument ainsi : le r&#233;servoir &#233;tait en cours de sa premi&#232;re vidange compl&#232;te. Les deux vidanges partielles des deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes n'avaient abaiss&#233; le niveau que de 5 m en six mois (maximum 15m.13, minimum 10m.21 en 1908). Le 19 octobre 1909, apr&#232;s 8m.93 de baisse, &#224; la cote 6m.18, soit 0m.17 par jour environ, le ph&#233;nom&#232;ne de glissement se mit en marche. C'&#233;tait aussi la premi&#232;re fois que le niveau baissait aussi rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la journ&#233;e du 18 octobre 1909, le conducteur subdivisionnaire avait longuement visit&#233; la digue sans rien constater d'anormal. Le 20 au matin, le barragiste d&#233;couvre une longue fissure qui coure longitudinalement, un peu en avant du pied de la banquette de couronnement, suivant le joint des dalles. Cette fissure d'apparence verticale s'&#233;tend sur 85 m&#232;tres et d&#233;bute face &#224; la tour de prise d'eau. La largeur augmente au fur et &#224; mesure pour atteindre 2 &#224; 3 cm au plus large et une d&#233;nivellation de plusieurs centim&#232;tres entre ses deux l&#232;vres. D&#232;s l'apr&#232;s midi, la fissure avait doubl&#233;, les premiers travaux de d&#233;fense et d'observation sont organis&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2215 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH768/charmes_une_crevasse-50939.jpg?1733601588' width='500' height='768' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Cette crevasse ainsi nomm&#233;e est situ&#233;e au plus bas dans la zone centrale au niveau du premier parement, l&#224; o&#249; la pouss&#233;e sera maximale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sondages montrent qu'elle se prolonge dans le corroi presque verticalement puis s'infl&#233;chit dans le sens du talus. A une profondeur moyenne de 3 m&#232;tres, une zone de terre effrit&#233;e &#233;paisse d'un m&#232;tre se laisse assez facilement d&#233;sagr&#233;ger au contact des outils. Au dessus et en dessous, le corroi est compact et adh&#232;re parfaitement aux dalles de b&#233;ton. Le glissement de talus en cours est &#233;tabli !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour limiter les d&#233;g&#226;ts, des tranch&#233;es suivant la ligne de plus grande pente sont ouvertes aux extr&#233;mit&#233;s de la fissure. Faute de temps pour les pousser en profondeur, leur effet fut nul... La hauteur d'eau au moment de l'accident &#233;tant voisine de 6 m&#232;tres, la vidange est stopp&#233;e, afin de conserver autant que possible la contre-but&#233;e qu'exer&#231;ait l'eau sur la partie inf&#233;rieure du talus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mouvement du talus progressait de jour en jour, la pr&#233;sence d'eau noyant le pied de la digue emp&#234;chait de se rendre un compte exact de la situation, mais on n'osait l'&#233;vacuer de peur d'aggraver l'accident. Chaque jour, la partie sup&#233;rieure du talus se creusait davantage. Au niveau du plan d'eau, la d&#233;formation se faisait surtout dans le sens horizontal, avec les arr&#234;tes des gradins prenant une forme bomb&#233;e de convexit&#233; croissante. Le 25 octobre, au sixi&#232;me jour de l'accident, on fit visiter le pied de l'ouvrage par un scaphandrier : les dalles des deux gradins inf&#233;rieurs &#233;taient redress&#233;es presque verticalement, leurs joints disloqu&#233;s et ouverts. La veille, la fissure atteignait 135 m&#232;tres et n'arr&#234;ta plus de s'&#233;tendre. L'observation quotidienne de l'amplitude de d&#233;placement des diff&#233;rents profils s'effectua d'abord avec des t&#233;moins de ciment de part et d'autre de la fissure verticale, mais les glissements secondaires les emport&#232;rent rapidement, accompagn&#233;s de la banquette de couronnement. Des jalons furent alors plant&#233;s sur la quatri&#232;me banquette et l'alignement rep&#233;r&#233; chaque jour. Le mouvement s'arr&#234;ta le 11 d&#233;cembre, apr&#232;s 52 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule solution efficace pour combattre le glissement fut adopt&#233;e le 4 novembre. Elle consista &#224; commencer de suite, partout o&#249; la pr&#233;sence d'eau en laissait la possibilit&#233;, les travaux d&#233;finitifs de consolidation. Il fut admis en principe qu'ils comporteraient l'ex&#233;cution d'&#233;perons en ma&#231;onnerie &#233;quidistants s'appuyant inf&#233;rieurement sur le mur de garde et cloisonnant la partie basse du remblai.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils devraient r&#233;gner dans toute la r&#233;gion affect&#233;e par l'avarie et d&#233;borderaient par s&#233;curit&#233; sur les r&#233;gions contigu&#235;s o&#249; sa propagation paraissait encore possible. Seul le num&#233;ro 1, au sud, est construit imm&#233;diatement, les emplacements des &#233;perons voisins &#233;tant encore sous l'eau. La vidange du r&#233;servoir reprit avec prudence afin de permettre la continuation du travail. Une seconde mesure, adopt&#233;e d&#232;s le 11 novembre, consista &#224; d&#233;lester la partie sup&#233;rieure du talus. Le d&#233;blai fut pouss&#233; &#224; l'extr&#233;mit&#233; d'une part et vers le centre sur le versant. Le travail &#233;tait assez lent, du fait des difficult&#233;s de d&#233;molition des dalles de rev&#234;tement. Le mouvement du talus ne s'arr&#234;ta que vers le 24 novembre, apr&#232;s 2 m&#232;tres de d&#233;blaiement. Les craintes de l'extension du mal cess&#232;rent, malgr&#233; la baisse de 0,15 m par jour. L'&#233;peron num&#233;ro 2 &#233;tait en cours d'ex&#233;cution, et la pr&#233;sence d'un massif de ma&#231;onnerie noy&#233; dans la digue au droit de la tour de la prise d'eau constituait une garantie rassurante. Mais le mouvement de la r&#233;gion m&#233;diane mit plus longtemps &#224; ralentir, jusqu' &#224; la date du 11 d&#233;cembre. L'amplitude maximale d'affaissement du talus atteignit alors 4 m&#232;tres. Des sondages avec de meilleures conditions de s&#233;curit&#233; furent effectu&#233;s, l'avarie avait gagn&#233; en profondeur. Les ing&#233;nieurs cherch&#232;rent alors &#224; comparer ce probl&#232;me avec les explications d'accidents similaires (Torcy-vieux en 1831, Cercey en 1866, Wassy en 1883). Mais, les principes &#233;tablis en d&#233;but de ce si&#232;cle, et le constant souci de perfection, ne permettent pas d'apporter une explication fond&#233;e sur les pr&#233;c&#233;dents probl&#232;mes. La cl&#233; de l'&#233;nigme de la digue de Charmes se trouvait ailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sence de la tour de prise d'eau enti&#232;rement ma&#231;onn&#233;e a limit&#233; la propagation du glissement &#224; l'ouest.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2217 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/charmes_une_digue_qui_s_en_va_vue_affaissement.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH326/charmes_une_digue_qui_s_en_va_vue_affaissement-504e9-5ef49.jpg?1733601588' width='500' height='326' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bris des dalles du parement ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; au plus haut avant d'&#234;tre &#233;vacu&#233;s par wagonnets vers les extr&#233;mit&#233;s de la digue. Les plaques de glace en ce mois de d&#233;cembre sont nombreuses au pied d'un talus comprim&#233; par la pouss&#233;e et fortement craquel&#233; &#224; sa base.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vue dans l'axe de la tour montre &#224; quel point le glissement est important. Le parement de base est normalement situ&#233; en retrait de la tour, sur ce clich&#233;, il est au-del&#224; !&lt;br class='autobr' /&gt;
La soci&#233;t&#233; de p&#234;che locale, L'&#233;pinoche Langroise, a sorti &#233;puisettes et seaux afin de sauver une jeune population de poissons qui s'&#233;panouissait ici bas depuis 3 ans ! Ce sera la derni&#232;re p&#234;che avant plusieurs ann&#233;es&#8230;De plus, et malheureusement, la crue de janvier va emporter la grille de retenue du bassin des poissons sauv&#233;s, ils partiront tous dans la rivi&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2214 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/charmes_une_digue_qui_s_en_va_cote_est.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH331/charmes_une_digue_qui_s_en_va_cote_est-69916-c49ae.jpg?1733601588' width='500' height='331' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'ing&#233;nieur des ponts et chauss&#233;es Frontard, charg&#233; des r&#233;parations, &#233;tudie alors les param&#232;tres de construction employ&#233;s en les comparants chaque fois que possible aux ouvrages existants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il d&#233;bute par le mat&#233;riau employ&#233; : &#171; les terres naturelles &#187;. Il r&#233;unit &#224; Charmes 4 &#233;chantillons de terre extraits de divers points de chacune des 10 plus grandes digues similaires en France. Au r&#233;sultat, la composition en argile n'&#233;tait pas plus forte que la plupart des autres. Mais la proportion de sable qu'elle contient est sup&#233;rieure en g&#233;n&#233;ral, et ce sable est particuli&#232;rement fin, presque de la poussi&#232;re. Des exp&#233;riences r&#233;alis&#233;es &#224; Charmes ont montr&#233; que la r&#233;sistance au glissement augmente avec la taille des graviers du sable employ&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seconde exp&#233;rience, relative &#224; la r&#233;sistance relative de ces diverses terres &#224; l'alternance s&#233;cheresse/humidit&#233;, montra que les terres les plus riches en sable sont les moins sensibles au ph&#233;nom&#232;ne physique de gonflement. Les grains de sable ne varient pas en volume, l'argile enfle et se contracte au contact de l'eau. L'ing&#233;nieur &#233;voque ensuite les pressions relatives exerc&#233;es par l'eau et la terre m&#234;l&#233;es, en les comparants aux forces qui retiennent l'eau dans une &#233;ponge. Il reconnait qu'aucune loi th&#233;orique n'existe &#224; cette &#233;poque sur ce ph&#233;nom&#232;ne de tensions de surfaces. Il avance sans pouvoir le prouver, mis &#224; part quelques recherches personnelles, que les terres qui absorbent le moins d'eau seraient les plus r&#233;sistantes. Enfin, la perm&#233;abilit&#233; g&#233;n&#233;rale des terres &#224; la pression hydrostatique n'a jamais &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e. L'ing&#233;nieur suppose que les circulations d'eau dans un massif de terre, en fonction de la pression, varient en fonction de la composition de la terre employ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2210 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/charmes_cote_tour.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH332/charmes_cote_tour-118b7-c0df7.jpg?1733601588' width='500' height='332' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La terre employ&#233;e est ensuite mise en &#339;uvre par corroyage : l'&#233;l&#233;vation du remblai par couches successives de terre bien &#233;miett&#233;e, ni trop s&#232;che ni trop humide, en comprimant et en malaxant chacune de ces couches jusqu'&#224; la tasser au refus avant l'apport de la suivante. La digue de Charmes a b&#233;n&#233;fici&#233; des derniers progr&#232;s techniques : le corroyage par rouleaux automoteurs &#224; jantes cannel&#233;es, pour un r&#233;sultat parfait.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ing&#233;nieur termine son &#233;tude en examinant la protection des corrois et des fondations contre les diverses causes d'affaissement. Le talus amont est d&#233;fendu par un rev&#234;tement en b&#233;ton &#224; gradins ind&#233;pendants. Il prot&#232;ge contre les d&#233;gradations superficielles, les d&#233;lavages essentiellement. Il ne d&#233;fend pas l'ouvrage contre la p&#233;n&#233;tration des eaux ou les forces de pression. Le talus aval est v&#233;g&#233;talis&#233;, en prairie ou en taillis ; la plateforme de couronnement ne re&#231;oit, comme ce dernier, que l'action des agents atmosph&#233;riques, et ne n&#233;cessite pas de protection particuli&#232;re. Les fondations de Charmes sont particuli&#232;rement bien r&#233;alis&#233;es, tant au niveau de la liaison de l'ouvrage avec le terrain sous- jacent, que par l'ex&#233;cution d'un mur de garde en b&#233;ton charg&#233; de couper toutes les couches perm&#233;ables du sol au dessous du pied du talus amont.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2211 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/charmes_dessin_digue_reparee.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH299/charmes_dessin_digue_reparee-cbfb3-fb9b5.jpg?1733601588' width='500' height='299' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la retenue d'eau influe consid&#233;rablement sur le talus des digues. Les accidents se sont presque toujours d&#233;roul&#233;s en l'absence de retenue, pr&#233;c&#233;d&#233;s d'un remplissage et au moins d'une vidange partielle. Une explication &#233;vidente &#224; l'observateur, d&#233;bouche sur une premi&#232;re hypoth&#232;se : suite &#224; une vidange rapide, des fissures de dessiccation (dess&#232;chement) affaiblissent le talus superficiellement et peuvent amorcer un glissement. Une autre hypoth&#232;se tient &#224; la diff&#233;rence de pression hydrostatique, malgr&#233; une vidange apparemment lente, entre le vide laiss&#233; par la retenue et les corrois. La pouss&#233;e du poids du talus sur les &#171; capillaires &#187; du corrois augmente progressivement &#224; la base du talus au fur et &#224; mesure de la vidange&#8230; Ainsi, plus les ouvrages sont hauts, plus les risques de glissement s'accroissent lors d'une vidange.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette absence de certitudes sur l'accident de Charmes d&#233;bouche n&#233;anmoins sur un constat rassurant de l'ing&#233;nieur : il subsiste une et une seule classe d'avaries que les constructeurs n'ont pas su jusqu'&#224; ce jour se pr&#233;server ; mais elles ne sont jamais susceptibles de d&#233;g&#233;n&#233;rer en catastrophes pour des ouvrages de bonne construction !&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette synth&#232;se simple des &#233;v&#232;nements de Charmes incita les techniciens &#224; durcir les r&#232;gles d'&#233;dification des digues futures, en adoptant un ensemble de mesures reprises par l'ing&#233;nieur g&#233;n&#233;ral R&#233;sal. Ces r&#232;gles furent d&#233;nomm&#233;es &#171; lois empiriques g&#233;n&#233;rales de l'&#233;quilibre des talus des digues &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour un talus d'inclinaison constante en terre homog&#232;ne, il existe une hauteur limite que l'on ne peut pas lui faire d&#233;passer sans provoquer son glissement. Cette &#171; hauteur dangereuse &#187; a toujours &#233;t&#233; constat&#233;e dans la r&#233;gion centrale des talus, l&#224; o&#249; la hauteur est maximale. Les profils concaves doivent &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;s. Les dimensions des digues (profil, inclinaison du talus, hauteur dangereuse) seront adapt&#233;es &#224; la nature de la terre employ&#233;e (teneur en sable et taille importante des grains de ce dernier).Par ailleurs, des dispositifs de raidissement du talus amont (int&#233;rieurs ou ext&#233;rieurs) coupl&#233;s &#224; un drainage hydraulique constitueront &#224; l'avenir une r&#233;elle am&#233;lioration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les modifications de l'&#233;difice apparaissent clairement. Les &#233;perons espac&#233;s tous les 15 m donnent un appui solide au nouveau remblai. Le couronnement a &#233;t&#233; modifi&#233; sans &#234;tre tass&#233; m&#233;caniquement.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ao&#251;t 1910, peut-&#234;tre le seul clich&#233; des travaux. Le mur de garde est d&#233;j&#224; recouvert. Une machine &#224; rouleaux tasse les couches r&#233;guli&#232;res de corroi frais apport&#233; par wagonnets et tir&#233;s par des chevaux. Le ciment des &#233;perons dont on per&#231;oit l'espacement r&#233;gulier est &#233;galement convoy&#233; par wagonnets et orient&#233; par des rigoles au fur et &#224; mesure de l'&#233;l&#233;vation de l'ouvrage. On prend conscience du volume qu'il aura fallu enlever.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2213 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;div class=&#034;boximg&#034;&gt; &lt;a href='https://chemindeleau.com/IMG/jpg/charmes_photo_reparations-2.jpg' title='' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://chemindeleau.com/local/cache-vignettes/L500xH349/charmes_photo_reparations-2-6ab62-7d095.jpg?1733601588' width='500' height='349' alt='' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il reste &#224; &#233;voquer le projet de r&#233;paration de la digue, dat&#233; du 24 mars 1910.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les calculs montrent que 20 000 m3 de terre sont &#224; remanier enti&#232;rement. Le talus sera reconstitu&#233; par le m&#234;me proc&#233;d&#233;, resoud&#233; au massif sain recoup&#233; suivant un profil en escalier. La recoupe sera pouss&#233;e dans sa partie basse, jusqu'&#224; 2m. 50 au dessous du couronnement du mur de garde pour assurer une bonne fondation au nouveau talus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux dispositions nouvelles sont adopt&#233;es : l'am&#233;lioration physique des terres par l'incorporation d'une notable proportion de menu gravier (comme &#224; la Liez). Et la construction d'&#233;perons de consolidation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Seuls, la partie inf&#233;rieure du talus et la zone superficielle devant r&#233;sister aux alternatives de s&#233;cheresse et d'humidit&#233;, seront r&#233;alis&#233;es par addition de gravier. Le projet provisoire admit un pourcentage de 20% de gravier. Une machine de test de pression du nouveau m&#233;lange fut install&#233;e dans une des galeries d'ancrage. La puissance des v&#233;rins atteignait 50 tonnes. Ses r&#233;sultats corrobor&#232;rent le choix de 20% de gravier, malgr&#233; que l'ing&#233;nieur avoue par la suite que la m&#233;thode offrait des difficult&#233;s d'interpr&#233;tation assez s&#233;rieuses&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;perons de Charmes constituent une nouveaut&#233; en mati&#232;re de consolidation. Leur sommet est situ&#233; &#224; 8m.90 en dessous de la cr&#234;te de la digue. Plus aucun mouvement ne peut se produire sans les int&#233;resser, la stabilit&#233; du talus qui les surmonte est donc largement assur&#233;e. Epais d'1m.40 seulement, ils prennent assise sur le mur de garde et adoptent un profil d'escalier. Espac&#233;s de 15 m, ils sont en mortier savat&#233; au ciment de laitier avec des saillies de liaison pour le remblai constitu&#233; au fur et &#224; mesure. Le drainage du couronnement, peu co&#251;teux, apporta une garantie suppl&#233;mentaire. Le rev&#234;tement amont, r&#233;alis&#233; quasiment &#224; l'identique r&#233;utilisa les d&#233;bris de d&#233;molition de l'ancien. La banquette de couronnement fut modifi&#233;e en constituant une murette en b&#233;ton arm&#233;, fond&#233;e sur un patin. Cette modification &#233;vita le corroyage final, dangereux pour les engins &#224; cette hauteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget pr&#233;vu de 365000 francs (64 000 francs de d&#233;molition, 166 000 francs de reconstruction, 100 000 francs de consolidation et 35 000 francs de marge) sera largement d&#233;pass&#233; lors de l'ex&#233;cution des travaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils furent en effet extraordinairement difficiles. La malchance avait voulu qu'ils eussent lieu pendant cette lamentable ann&#233;e 1910, charg&#233;e de pluies et d'inondations dont la m&#233;moire subsistera longtemps. Le d&#233;blai s'effectua au cours du premier semestre sous d'incessantes averses, avec le risque d'insinuations dangereuses dans le corps de la digue par les crevasses sup&#233;rieures. Fin avril, le mouvement reprit et aggrava l'&#233;tendue du dommage. Le programme primitif sera modifi&#233; en fractionnant la fouille du nouveau mur de garde par sections de 30m, en boisant par madriers la section en travaux, en ne d&#233;couvrant que les autres sections au fur et &#224; mesure, et en adoucissant le talus sup&#233;rieur par &#233;cr&#234;tage. Malgr&#233; ces nouvelles pr&#233;cautions, un mouvement d'au plus un centim&#232;tre reprenait apr&#232;s chaque pluie forte, ralentissant d'autant les travaux. Les difficult&#233;s ne cess&#232;rent qu'avec l'arr&#234;t complet des pluies en septembre et octobre 1910 !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le ralentissement forc&#233; sera accentu&#233; par les terres de r&#233;emplois d&#233;pos&#233;es sur les coteaux de la digue : l'impr&#233;gnation par les pluies des mottes compactes puis le dess&#232;chement partiel de surface n'offrait qu'un rendement m&#233;diocre et on&#233;reux par rapport &#224; des terres vierges. Il fallut renoncer presque compl&#232;tement &#224; en tirer parti. Les mottes compactes employaient &#233;norm&#233;ment de main d'&#339;uvre. Un appareil sp&#233;cial permit de venir &#224; bout de cette besogne : un d&#233;sagr&#233;gateur &#224; tr&#233;mie et cylindres entrain&#233; par une machine motrice de 12CV appartenant au canal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au final, le surcout s'&#233;leva &#224; 117 000 francs, ran&#231;on des pluies de 1910.&lt;br class='autobr' /&gt;
La remise en eau d'effectua en trois mois d&#232;s l'automne 1911. Hormis quelques fissures li&#233;es au tassement g&#233;n&#233;ral, l'ing&#233;nieur annonce que la digue de Charmes parviendra dor&#233;navant sans encombre &#224; l'&#226;ge le plus avanc&#233; qu'un ouvrage de ce type puisse pr&#233;tendre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mis en ligne par FOURTIER Annita&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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