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Georges Metz, l’amoureux du Sud Haut-Marnais

Autodidacte, il semble être né avec la culture dans le sang. Il l’apprécie et la pratique dans tous les domaines.


Sa profession de libraire lui permet d’être au contact de la littérature au quotidien. Il s’en nourrit jusqu’à être un excellent critique d’art, tout particulièrement dans sa petite librairie, au pied du grand philosophe, Diderot, à Langres.
Les clients y viennent avant tout pour le conseil et les connaissances littéraires et artistiques.
Il n’est pas rare de croiser ainsi, à la librairie, des personnages célèbres tels, Arland, Dagognet, Belime, ou Robinet…venus échanger « littérature et Art » avec Georges…
Il compose ses propres écrits, prose, poèmes dont le plus abouti est sa nouvelle, « Maud »…

Bien sûr, il se distingue prioritairement dans la peinture, l’aquarelle, en particulier.
Grand admirateur de Brayer, il crée des tableaux, inspirés de ce maître, alliant, dessins à la plume, « aquarellés » de tons assez soutenus, mettant bien en valeur leurs sujets.
Sa plus grande fierté sera d’être retenu au « Salon d’Automne » exposition parisienne prestigieuse, en 1961, où il présenta son tableau « forêt de Haute Marne ».
Autre fierté : les expositions locales et l’organisation, en tant qu’acteur principal avec Jean Favre et Paul Démery, des biennales des peintres langrois, dont la première édition date de 1969 et où il a exposé jusqu’à son dernier souffle (1996).
Mais il est aussi mélomane et sa connaissance musicale est très vaste, il joue d’ailleurs, parfois, du violon pour le grand bonheur de ses petits enfants.
Egalement, fin gourmet, il peut être grand cuisinier quand il trouve un peu de temps libre pour exceller dans ce domaine. Il a d’ailleurs composé son propre recueil de fiches de recettes :
Beaucoup sont de tradition locale mais il y a aussi ses propres créations.
Les mets qu’il réalise, toujours avec une pointe d’originalité, voire d’art culinaire évident ont su régaler maints convives qu’ils soient de la famille ou des amis qu’il avait en grand nombre. (Ex : les amulettes de moutons)

Il excellait aussi à la danse. Je me rappelle la joie de ma mère lors de ses invitations à valser…

Sa maison ressemblait à un musée d’art et de traditions locales car il savait y mettre en valeur ses œuvres et y créer des ambiances chaleureuses à vivre, en permanence et lors de réceptions.
Sa voiture était son atelier. Il peignait toujours sur le vif, en direct, dirait on aujourd’hui, dans le domaine médiatique. Il ne retouchait jamais une œuvre ! Ou, elle était bonne, ou, à détruire selon lui, mais, j’ai souvent remarqué que c’était ma mère qui faisait le choix de la garder, ou non,… pas lui ! « Son œil est bien meilleur ! disait-il … » C’était leur complicité…

Sensible, simple, exigeant c’est donc dans la peinture qu’il développe jusqu’à la fin de sa vie ses sentiments les plus poussés pour l’amour de l’Art et du Sud Haut Marnais, qu’il aimait plus que tout. Ses toiles renvoient cet amour fou pour le plateau langrois, mille fois repris dans ses sujets d’aquarelles, qui permettaient mille approches artistiques différentes du Beau. Combien il aimait aussi peindre les villages environnants du sud Haut-Marnais, (Villegusien, le village de ses parents, Corlée où il a sa maison, et tous les villages pour lesquels il eût un coup de cœur d’artiste, à cause d’un clocher, d’une échauguette, d’un lavoir, d’une fontaine, ou d’une rencontre, tout simplement… etc.) et, aussi, les forêts, les lacs, les châteaux…tous ces somptueux lieux de notre territoire, hélas, encore trop méconnus.

Il aimait aussi comme tout artiste, la découverte, le voyage et le Midi de la France, la Camargue en particulier, la mer, la montagne et l’Espagne ont été les plus grandes sources d’inspiration pour lui.

Sa vie fut très dense car de naturel inquiet, il cherchait toujours, pour lui et pour les autres, la Perfection.
Il voulait apprendre plus, connaître mieux, aller plus loin, construire encore, créer toujours…

Ce fut un bel exemple qu’il communiqua à ses proches, aux clients de sa librairie, aux amateurs d’art et aux artistes, aux langrois, et à tous ceux qui l’ont connu.

Catherine Metz Maillot
Dominique Metz Pitollet

Fontaine de la grenouile
Crédits: C&D Metz
Fontaine de la grenouile
Georges METZ
La fontaine aux fées
Crédits: C&D Metz
La fontaine aux fées
Georges METZ
Fontaine de la grenouille
Crédits: C&D Metz
Fontaine de la grenouille
Georges METZ

Dans le glossaire :
potentiel hydrogène  

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